Campagne d’adhésion : l’Unéac se mobilise pour une meilleure synergie des écrivains et artistes

Mardi 8 Septembre 2026 - 17:45

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L’Union nationale des écrivains et artistes congolais (Unéac) a officiellement lancé, le 7 septembre, à Brazzaville sa campagne d’adhésion. Une étape présentée comme un nouveau départ, placé sous le signe du rassemblement et de la défense des intérêts des créateurs congolais.

 

Peu avant la cérémonie, le bureau exécutif national de l’Unéac, conduit par son président Henri Djombo, avait été reçu par le ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique, Jean-Claude Gakosso. Cette rencontre a notamment permis de présenter au ministre les résultats de l’assemblée générale extraordinaire, ainsi que les nouveaux textes de l’organisation.

À l’école de peinture de Poto-Poto, devant un public composé en grande partie de jeunes artistes et créateurs, Henri Djombo a donné le coup d’envoi de la campagne d’adhésion à l’Unéac. « Que vous soyez peintre, cinéaste, écrivain, danseur, musicien et autres… Tout seul perdu dans votre île, vous ne pouvez pas vous défendre contre des agressions extérieures puisqu'il y en a toujours. Il faut être à plusieurs pour aller loin. Soyons unis pour être plus forts que quiconque », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour les artistes de se regrouper afin de mieux défendre leurs droits.

Créée en 1978, l’Unéac voit en ce nouveau mandat un souffle de renaissance. En effet, au terme de son assemblée générale extraordinaire tenue les 11 et 12 juillet dernier, l’Unéac a travaillé durement pour apporter des réformes et des changements censés guider son action et la rendre plus performante. Parmi entre autres défis, on note la prise en compte des autres expressions culturelles au sein de l’union ; l’insuffisance des mécanismes de protection sociale des créateurs ; la nécessité de renforcer les partenariats avec les institutions publiques et privées ; le besoin de promouvoir davantage le livre, les arts et le patrimoine culturel congolais ; l’organisation continuelle des festivals, des foires et des symposiums  ; la nécessité de bénéficier d’un siège social. « On dit qu’au Congo l'artiste ne vit pas de son art. Pourtant, il devrait vivre de son art. Tout ceci pour dire que nous avons besoin d'être unis, d'être nombreux pour braver les difficultés auxquelles nous sommes toujours confrontés », a souligné Henri Djombo.

Les adhésions, fixées à 5 000 FCFA, se poursuivent jusqu’en fin novembre auprès des présidents des différentes fédérations. Celle des lettres est dirigée par Emile Gankama ; celle des arts oratoires par Alphonse Mafoua ; de la musique par Quentin Moyascko. Mongo Etsion est aux commandes de la Fédération congolaise des arts plastiques et visuels ; Orchidé Nzaba celle de la danse et Michel Ngami est à la tête de la Fédération congolaise du cinéma. 

Pour Quentin Moyascko, cette relance constitue « une grande reconnaissance envers chaque métier artistique et donc une telle occasion pour que nous soyons ensemble, c’est une très bonne chose ». Notons que la cérémonie a été agrémentée par des animations musicales avec Clotaire Kimbolo,Tonton commissaire, Quentin Moyascko et son groupe et enfin Saint Nathanaël des lettres pour le slam.

Merveille Jessica Atipo

Légendes et crédits photo : 

1- Le président de l’Unéac et les présidents de fédérations formalisent leur adhésion/Adiac 2- Quentin Moyascko et son groupe sur scène à l’occasion du lancement officiel de la campagne d’adhésion à l’Unéac/Adiac

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