Vie estudiantine : les campusards rappelés à l'ordreJeudi 10 Septembre 2026 - 16:45 La ministre de l'Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel, a convoqué le 9 septembre à Brazzaville une réunion de concertation avec les étudiants du campus de l'École normale supérieure (ENS) et les gérants des campus de l'université Marien-Ngouabi à la suite des incidents générés par les étudiants après une coupure d'électricité dans leurs logements
La ministre de l'Enseignement supérieur après avoir écouté les motifs de cette manifestation, en présence du président de l’université Marien-Ngouabi, a trouvé inacceptables ces incidents qui ont troublé l’ordre public. « La rue n’est pas l’espace du ministère », a souligné Edith Delphine Emmanuel. Elle n'a pas manqué de relever l'incohérence du motif invoqué par les étudiants. « Ce ne sont pas seulement les campus qui subissent des délestages. Nous sommes dans un processus de réhabilitation du réseau national. Ce sont tous les habitants de Brazzaville et d’ailleurs qui sont victimes du délestage », a-t-elle fait savoir, pointant du doigt également la présence dans les campus des personnes qui ne sont plus ou qui ne sont pas étudiants. La situation des étudiants dans les campus La ministre a rappelé aux étudiants que leur présence dans les campus ne résulte que d’une « tolérance parce qu’en l’état, les campus ne remplissent pas les conditions pour pouvoir héberger les étudiants », a-t-elle déclaré. La décision de fermeture des campus, qui avait été actée depuis plusieurs années, s’était confrontée à des difficultés parce que « les occupants bien qu'étant insalubres, conditionnent la sortie des campus par le versement d'une allocation », a-t-elle expliqué. Selon ses dires, les étudiants réclamaient 300 000 francs CFA par personne, pour un total d'environ 1800 étudiants, soit près de 350 millions de francs CFA avant d'accepter de libérer les lieux, alors que des sociétés avaient déjà été sélectionnées pour entamer les travaux de réhabilitation des campus de l’université Marien-Ngouabi. « Nous nous heurtons à cette exigence des étudiants », a déploré la ministre. Rappelant que le gouvernement a repris le paiement des bourses depuis octobre 2024, elle a balayé l'argument selon lequel les étudiants ne pouvaient pas quitter les campus faute de ressources. Présent à cette réunion, le président de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo, Christian Grégoire Epouma, a plaidé pour une solution pacifique et a présenté les excuses de la communauté parentale pour les débordements. Il a également appelé les étudiants à ne pas se laisser manipuler et a insisté sur la nécessité d'accompagner les étudiants dans leur sortie des campus. La ministre a réaffirmé sa détermination à faire libérer les campus pour permettre leur réhabilitation. « Ensemble, nous allons créer les conditions pour que nous puissions sortir, et pour que vous puissiez avoir des campus réhabilités où il fera bon pour étudier ». Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo : La ministre en concertation avec les étudiants de l'ENS/Adiac Notification:Non |


Tout part d’une panne d'électricité qui a privé le campus de courant pendant plusieurs jours. Selon le récit détaillé d'un étudiant résident, des agents de la société Energie électrique du Congo seraient intervenus à plusieurs reprises, déposant un premier transformateur qui a explosé, puis un second. Mais les étudiants ont découvert que l'intervention avait été effectuée de façon frauduleuse. « On a compris que ces messieurs n’ont pas de salaire. Voilà pourquoi ils ont pris l'initiative de venir couper au niveau des transformateurs », a témoigné l'étudiant. Il a indiqué que c’est à cause de cette situation que certains étudiants ont voulu manifester leur mécontentement.








