Protection du patrimoine naturel : le Congo adopte sa stratégie de résilience climatiqueJeudi 17 Septembre 2026 - 16:26 Le directeur de cabinet du ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l'Industrie touristique, Ondélé Dzalala Amboulou, a patronné le 14 septembre à Brazzaville l’ouverture de deux ateliers au bénéfice du patrimoine culturel et naturel de la République du Congo dont le premier consistera à renforcer les capacités en gestion des risques des catastrophes et le second sur la validation de la stratégie de résilience climatique et de gestion des risques.
Pour préparer la mise en œuvre de la stratégie culturelle appuyée par l'Unesco, le Congo dispose désormais d'un cadre d'échanges permettant de transformer les données scientifiques en plans d'action effectifs. «Les instruments normatifs comme la loi n° 8- 2010 du 16 juillet 2010 portant protection du patrimoine national culturel et naturel ou des instruments normatifs internationaux se rapportant à ce patrimoine à l'instar de la Convention de 1972 pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel ratifiée par la République du Congo, obligation nous est faite en tant qu'État d'assurer la protection et la mise en valeur de notre patrimoine », a rappelé Aimé Amedé Moussoungou, directeur général du patrimoine et des archives.
Le pays abrite une partie majeure du bassin du Congo, un des plus grands ensembles forestiers tropicaux au monde. Avec une biodiversité remarquable, mais également un patrimoine culturel matériel et immatériel qui constitue une composante essentielle de l’identité, de la mémoire et du développement du pays. « Or, ce patrimoine est de plus en plus exposé aux effets du changement climatique et aux catastrophes, inondations, érosions, incendies, événements météorologiques extrêmes ou encore dégradations des écosystèmes. Ces risques peuvent affecter les sites, les collections, les archives, les paysages culturels, mais aussi les devoirs et les pratiques qui se transmettent de génération en génération », a déploré la diplomate onusienne. Au Congo, les données scientifiques et la réalité directement observable renseignent que le changement climatique constitue une menace certaine pour le patrimoine tant culturel que naturel. Les conséquences de ces dérèglements du climat sont manifestées par des augmentations de la température, des inondations, des sécheresses, des incendies, des érosions ou par la montée du niveau de l’océan, la dégradation et la disparition de nombreux sites culturels ou naturels. « Le port d'embarquement des esclaves de Loango, dont le légendaire débarcadère se trouve dans la menace permanente d'une importante érosion côtière. L'humidité qui a pour conséquence la destruction de nos archives dans de nombreux départements de notre pays, etc. Notre patrimoine national, notamment les monuments, les sites culturels, naturels, archéologiques, les archives ou les musées, sont autour de nous menacés ou endommagés par les effets liés aux changements climatiques », a déclaré Ondélé Dzalala Amboulou. Signalons que ces deux ateliers se tiennent respectivement les 14 au 16 septembre pour le renforcement des capacités en gestion des risques des catastrophes ainsi que du 16 au 18 septembre pour la validation de la stratégie de résilience climatique et de gestion des risques pour le patrimoine culturel et naturel de la République du Congo. Fortuné Ibara Légendes et crédits photo :1-Les officiels sur le podium/Adiac
2-Les participants aux travaux/Adiac Notification:Non |


L’initiative financée par le Fonds d'urgence pour le patrimoine de l'Unesco vise à mieux prévenir et gérer les risques climatiques et les catastrophes qui affectent le patrimoine culturel et naturel de la République du Congo. La rencontre permettra également de doter le Congo d'outils d'évaluation stratégique adaptable et de mécanisme de protection durable. Elle aidera les gestionnaires des sites, les chercheurs, les représentants des ministères et les organismes engagés sur la question du changement climatique, les riverains des biens du patrimoine à examiner et à valider la stratégie nationale de gestion des risques climatiques et des catastrophes appliquée aux patrimoines culturels et naturels, ainsi que les procédures opérationnelles qui l'accompagnent. Les deux ateliers constituent aussi une occasion pour construire un référentiel commun, clarifier des responsabilités, améliorer la coordination entre les institutions et faire en sorte que la protection du patrimoine soit pleinement intégrée aux politiques nationales de gestion et de risque d'adaptation climatique.
Pour sa part, la représentante de l’Unesco au Congo, Fatoumata Barry Marega, a salué l'engagement du gouvernement en faveur de la préservation et de la valorisation de son patrimoine, ainsi que les efforts engagés pour faire face aux défis croissants liés au changement climatique. « Mieux protéger le patrimoine face aux risques, mais aussi reconnaître pleinement sa contribution à la résilience des communautés et les territoires. Le Congo possède un patrimoine d'une richesse exceptionnelle », a reconnu Fatoumata Barry Marega.








