Livres : Dominique Tchimbakala présente "Le virus invisible" en France

Jeudi 17 Septembre 2026 - 15:53

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Après la présentation de son ouvrage le 10 septembre à l’Institut français du Congo à Brazzaville, devant une assistance nombreuse composée notamment du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, de diplomates, d’hommes de lettres, de journalistes et d’amoureux du livre, Dominique Tchimbakala a fait sa rentrée littéraire en France.

Le mercredi 16 septembre, changement de décor et de public pour l’auteure franco-congolaise, mais une même ferveur autour de son livre Le virus invisible – Essai sur la désinformation en Afrique, présenté cette fois à l’espace Riveneuve, à Paris, maison d’édition indépendante qui « raconte le monde aux Français et les Français au monde ».

Dans un échange interactif avec le public, Dominique Tchimbakala est revenue sur les motivations qui l’ont conduite à publier cet ouvrage consacré à un phénomène devenu un enjeu majeur dans les sociétés africaines : la désinformation.

Comme le souligne le quatrième de couverture, la désinformation ne constitue pas une simple nuisance. Elle peut devenir un puissant instrument de manipulation. Dans une Afrique confrontée à une défiance croissante envers ses institutions et où les médias indépendants demeurent parfois fragiles, la circulation massive de fausses informations représente un risque important pour la cohésion sociale et la qualité du débat public.

Au-delà des enjeux politiques et géopolitiques, la désinformation affecte également le quotidien de millions de personnes qui s’informent, prennent des décisions et se forgent une opinion à travers leurs téléphones portables. Déni d’épidémies, rumeurs autour de la monnaie, fausses accusations pouvant conduire à des violences : les conséquences peuvent être concrètes et parfois dramatiques.

Pour Dominique Tchimbakala, l’avenir du continent se joue aussi dans le flux permanent des fils d’actualité. Forte de vingt-cinq années d’observation de la réalité africaine, l’auteure analyse les mécanismes par lesquels la désinformation peut fragiliser le tissu social, influencer les comportements électoraux, attiser les tensions intercommunautaires et compromettre la capacité des citoyens à participer pleinement à la construction de leur avenir.

Elle s’interroge également sur les conditions qui favorisent la propagation de ces fausses informations : accès insuffisant à une information fiable, défiance envers les institutions, faiblesse de l’éducation aux médias et essor rapide des réseaux sociaux.

Mais Le virus invisible ne se limite pas à une dénonciation des « fake news ». L’ouvrage invite surtout à renforcer l’esprit critique et à développer une véritable culture de la vérification de l’information. Cette responsabilité, estime l’auteure, est collective. Elle concerne les enseignants, les journalistes, les créateurs de contenus, les dirigeants, mais aussi chaque citoyen appelé à adopter les bons réflexes face aux informations qui circulent.

À travers cet essai, Dominique Tchimbakala entend ainsi contribuer à une prise de conscience : face à la désinformation, la meilleure protection demeure une information fiable, une éducation aux médias renforcée et la capacité de chacun à exercer son esprit critique.

 

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Photo de groupe autour de Dominique Tchimbakala lors de sa rentrée littéraire en France, septembre 2026 Riveneuve- Gilles

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