Situation des vacataires de l’Université Marien-Ngouabi : le gouvernement prône une solution progressive

Samedi 19 Septembre 2026 - 13:55

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La ministre de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel, a reçu le 19 septembre à Brazzaville une délégation des enseignants vacataires de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG). Au menu des échanges, le recrutement des vacataires et le paiement des prestations des années académiques 2020-2026.

Le collectif des enseignants vacataires de l’UMNG a été conduit par son secrétaire Maixent Roland Moboka. L’objectif était de présenter les doléances d’une catégorie d’enseignants dont la situation préoccupe les autorités universitaires.

Une série de discussions fondées sur les cahiers des charges a été transmise par les représentants des vacataires. Plusieurs problèmes principaux ont été évoqués, notamment le recrutement des vacataires, le paiement des prestations et aussi les années académiques 2020 à 2026 qui demeurent totalement impayées. Les vacataires ont également soulevé le problème individuel des dossiers, souhaitant que le gouvernement agisse de manière progressive en tenant compte des priorités.

Face à ces contraintes, la ministre de l’Enseignement supérieur a exprimé tout l’intérêt du gouvernement pour les revendications formulées. Elle a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’assurer la continuité du service public de l’enseignement supérieur, soulignant que les vacataires participent de manière majoritaire au fonctionnement de l’université. Toute interruption du service public, a-t-elle averti, troublerait le fonctionnement normal de l’institution.

D’autres points ont également été soulevés par les vacataires parmi lesquels figure la demande de séparation définitive du fichier des heures des enseignants vacataires de celui des enseignants permanents. Le personnel permanent, enseignant ou non, est régi par un statut, tandis que le personnel vacataire fait l’objet des contrats individuels annuels. La ministre a indiqué que le gouvernement s’est engagé à ce que les situations soient traitées sur une base individuelle : l’identification du vacataire, l’établissement dans lequel il preste et le montant de ce qui lui est dû. « La vacation ne s’opère pas auprès de la présidence de l’université, mais dans les établissements », a indiqué la ministre.

Autre revendication majeure : la bancarisation intégrale du processus de paiement. Les réclamations portant sur plusieurs années seront traitées progressivement, en fonction des moyens disponibles.  Le gouvernement entend ainsi faire en sorte que les prestations assurées par les vacataires puissent donner lieu à la contrepartie requise, alors que la rentrée et les contraintes auxquelles ces enseignants sont soumis ont été évoquées. « Désormais, vous et nous, nous allons faire en sorte que l’on n’arrive pas à l’interruption des cours », a déclaré la ministre, précisant qu’il s’agit de la première fois qu’une telle réunion est organisée. « Nous ne pouvons pas indéfiniment avoir des perturbations au niveau de l’université et donc, pour cela, nous devons prendre les initiatives nécessaires », a-t-elle poursuivi.

Le ministre Edith Delphine Emmanuel a remercié les responsables des institutions concernées d’avoir répondu à l’invitation et a annoncé la tenue des rencontres périodiques impliquant son cabinet, l’université et les représentants des vacataires afin de faire face progressivement à leurs préoccupations.

Jean Pascal Mongo-Slyhm

Légendes et crédits photo : 

La ministre en pourparlers avec le collectif des vacataires/Adiac

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