Disparition : dernier hommage de la nation à l’ancien ministre Emile MabonzoJeudi 24 Septembre 2026 - 14:05 La nation reconnaissante a rendu le 23 septembre au palais des congrès de Brazzaville, un dernier hommage à l’ancien ministre du Développement industriel, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Artisanat, André Emile Mabonzo, décédé le 21 août à Nkayi, dans le département de la Bouenza. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso.
Du CEPE à l’école officielle de Nkayi en 1964, au BEPC et Baccalauréat, série B sciences économiques au lycée Victor Augagneur (1968 et 1973), la moisson de son parcours scolaire a été jugée remarquable. Détenteur d’une licence ès sciences économiques à l’Université de Brazzaville en 1976, Emile Mabonzo a obtenu en 1977, une maîtrise en sciences économiques, option économie de l’entreprise, à l’Université Marien-Ngouabi. Il était également titulaire d’un diplôme de l’Institut international d’administration, option relations économiques internationales, en 1981, ainsi que d’un diplôme en gestion prévisionnelle du personnel à l’Institut de formation du groupe Elf, en 1994. Il a commencé sa carrière professionnelle en 1978, année de son recrutement à la fonction publique avant d’occuper plusieurs fonctions. Chef du service des négociations à la direction de la dette publique de la Caisse congolaise d’amortissement (CCA) en 1982, Emile Mabonzo a été élevé en 1985 au poste de directeur de la dette publique avant de devenir en 1988 directeur général de la CCA. Il a aussi occupé les fonctions de chef de division Personnel et ressources humaines ELF-Congo en 1994 et de directeur général délégué TotalEnergies EP Congo en 1998. Nommé ministre de l’Industrie, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Artisanat en 2002, Emile Mabonzo a été muté en 2005 en qualité de ministre de l’Industrie et de la Promotion de secteur privé. Il a représenté la circonscription unique de la ville de Nkayi de 2007 à 2017 à l’Assemblée nationale. Le ministre de Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, a, dans son éloge funèbre, rappelé qu’Emile Mabonzo a remis toute sa compétence au service de l’équilibre de l’État. « Sa vie publique fut aussi une histoire de fidélité. Fidélité aux hommes qui lui avaient transmis le sens de l’État, fidélité à ses convictions jusqu’avant l’épreuve, fidélité enfin à une certaine idée de l’honneur, celle qui commande de rester debout lorsque la facilité inviterait au silence et au reniement. On mesure parfois un homme non seulement à ce qu’il a accompli mas aussi à ce qu’il a accepté de perdre pour demeurer fidèle à lui-même », a-t-il témoigné. Selon lui, le président de la République avait vu à l’œuvre un haut fonctionnaire rompu aux exigences de la dette publique, puis un cadre d’entreprise formé aux réalités de l’investissement et à la conduite des hommes. « Vous connaissiez sa rigueur, sa discrétion et sa loyauté éprouvées. Au sortir des années 1990, alors qu’il fallait reconstruire l’appareil productif, remettre nos usines en mouvement, restaurer la confiance des investisseurs et redonner au travail toute sa place, votre choix se porta sur un homme qui connaissait à la fois les contraintes de l’État et les réalités de l’entreprise. Emile André Mabonzo réunissait cette double expérience », a-t-il poursuivi. Le PCT se souvient encore de membre du comité d’honneur Avant les hommages de la nation, le Parti congolais du travail (PCT) a également honoré la mémoire de son membre du comité d’honneur. Emmenés par leur secrétaire général, Pierre Moussa, les cadres et militants du PCT et leurs alliés ont rendu un dernier hommage à Emile Mabonzo au cours d’une cérémonie organisée au siège fédéral à Mpila. Après avoir milité dans les associations proches de la majorité présidentielle, il a adhéré au PCT avant la fin de son premier mandat parlementaire 2007-2012, notamment pendant le 6e congrès extraordinaire de 2011. Il accède ensuite au Comité central à l’occasion du 5e congrès ordinaire de décembre 2019. Membre du bureau politique du PCT, Rigobert Maboundou est, dans son oraison funèbre du parti, revenu sur certains moments qui ont marqué le passage d’Emile Mabonzo sur terre « Nous nous souviendrons de sa permanente contribution au rayonnement du Parti dans l’agglomération urbaine de Nkayi, quatrième ville de notre pays, qu’il a laborieusement arraché à l’influence de l’opposition politique pour l’installer durablement dans la majorité présidentielle », a-t-il souligné. Pour service rendu, Emile Mabonzo a été élevé en 1999, à la dignité grand officier dans l’ordre du mérite congolais. Il laisse une veuve et plusieurs enfants. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Le chef de l'Etat déposant une gerbe de fleurs; les membres du PCT rendant hommage à Emile Mabonzo au siège fédéral/DR Notification:Non |


Né le 25 décembre 1951 à Jacob, actuel Nkayi, Emile Mabonzo est décédé dans la même localité où il a été inhumé. Fidèle à une tradition qu’il a instaurée depuis des années, le président de la République a tenu à honorer la mémoire de son ancien collaborateur en y déposant une gerbe de fleurs.









