New York : Constant-Serge Bounda échange avec Rebeca Grynspan

Jeudi 24 Septembre 2026 - 15:52

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En marge de son séjour à New York, le ministre congolais des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant-Serge Bounda, a eu un échange avec Rebeca Grynspan, candidate au poste de secrétaire générale des Nations unies. 

Selon le ministre congolais, les discussions ont porté sur les grands enjeux diplomatiques actuels, avec une attention particulière accordée à la place de l’Afrique et de la République du Congo dans la gouvernance mondiale. Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le système multilatéral. La succession d’Antonio Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026, est désormais au cœur des consultations diplomatiques à New York. La procédure prévoit que le Conseil de sécurité recommande un candidat à l’Assemblée générale, qui procède ensuite à sa nomination. Candidate officiellement proposée par le Costa Rica le 3 mars 2026, Rebeca Grynspan a déjà présenté sa vision devant l’Assemblée générale, le 22 avril. Ancienne vice-présidente du Costa Rica et secrétaire générale de la Cnuced depuis 2021, elle défend notamment une approche centrée sur le multilatéralisme, le développement, le financement et la réforme du système économique international. Son profil donne une résonance particulière aux questions évoquées avec le ministre congolais.

La dette, le financement du développement, les déséquilibres économiques internationaux et la place des pays en développement figurent parmi les enjeux régulièrement associés à son parcours à la tête de la Cnuced. La rencontre intervient également alors que le processus de sélection entre dans une phase plus politique. Plusieurs consultations informelles ont déjà été organisées avec les candidats et les membres du Conseil de sécurité. Les États cherchent progressivement à identifier un profil susceptible de recueillir les soutiens nécessaires, dans un processus où l’accord des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni) constitue une condition déterminante. Dans ce contexte, la question africaine demeure particulièrement présente. Plusieurs candidatures issues du continent ou soutenues par des États africains ont été enregistrées, dont celle de l’ancien président sénégalais Macky Sall, nommé par le Burundi, et celle de l’Ougandais Olara Otunnu. La compétition reste donc liée aux équilibres géographiques et politiques qui structurent traditionnellement les discussions autour de la direction de l’ONU.

C’est dans cette configuration que Constant-Serge Bounda affirme avoir abordé avec Rebeca Grynspan la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale et la vision portée par le président Denis Sassou N’Guesso sur ces questions. Pour Brazzaville, l’enjeu dépasse ainsi la seule succession au Secrétariat général. Il touche à la capacité des États africains à faire valoir leurs priorités dans un système international confronté aux crises géopolitiques, aux déséquilibres économiques et aux débats sur la réforme du multilatéralisme. La rencontre de New York s’inscrit donc dans une séquence diplomatique où les échanges bilatéraux, les consultations avec les candidats et les discussions sur la réforme de la gouvernance mondiale se croisent. À quelques mois de la désignation du prochain secrétaire général, la place accordée aux préoccupations africaines - représentation, développement, financement, paix et réforme des institutions internationales - constitue l’un des paramètres importants du débat.

Noël Ndong

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