Diplomatie : le Congo réaffirme son engagement en faveur d’un multilatéralisme « rénové »Mardi 29 Septembre 2026 - 15:08 Le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant Serge Bounda, a porté le message du président Denis Sassou N’Guesso à la tribune des Nations unies. Le Congo y a plaidé pour un multilatéralisme plus inclusif et représentatif, une meilleure prise en compte des intérêts de l’Afrique et une réforme des institutions internationales.
Membre du Comité des dix chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, chargé de porter cette réforme, la République du Congo entend maintenir cette exigence commune. Le pays a également renouvelé sa candidature à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2030-2031. « Cette candidature s'appuie sur une longue tradition diplomatique, sur notre engagement constant en faveur de la paix et sur une conception exigeante de la responsabilité internationale », a soutenu Constant Serge Bounda. Il a réitéré le soutien du pays à la vision panafricaine, notamment la libre circulation des Africains et le développement du tourisme intra-africain. Le mémorial de la baie de Loango est présenté comme un futur espace de mémoire et de rapprochement entre l’Afrique et sa diaspora. Le développement économique a également occupé une place importante dans le message congolais devant les Nations unies. Le pays entend accélérer la diversification de son économie, renforcer la transformation locale de ses ressources, développer ses infrastructures et promouvoir l’innovation. Face aux contraintes liées à la dette, aux déséquilibres du système financier international et au changement climatique, le pays a appelé à des mécanismes internationaux d’allègement et, lorsque les circonstances le justifient, d’annulation de la dette. La protection du bassin du Congo a constitué un autre volet majeur de l’intervention du ministre des Affaires étrangères. Le gouvernement congolais a appelé à une meilleure rémunération des services écosystémiques, à des financements durables pour la conservation et à une reconnaissance accrue du rôle stratégique du bassin du Congo dans la lutte contre le changement climatique. Le Congo a également plaidé pour la mise en œuvre de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement prévue pour 2027-2036. Sur les questions de paix et de sécurité, enfin, le Congo a appelé au dialogue et à des solutions politiques aux différents conflits, notamment en Ukraine, au Moyen-Orient, en République démocratique du Congo, au Soudan, en Libye et au Sahel. Constant Serge Bounda a aussi insisté sur l’importance croissante de la sécurité sanitaire, le renforcement de la gouvernance internationale de l’intelligence artificielle et de l’espace.
Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :1- Constant Serge Bounda devant les Nations unies/DR
2- Constant Serge Bounda reçu par António Guterres/DR Notification:Non |


Dans son intervention, Constant Serge Bounda a souligné la nécessité de «rétablir la confiance » et de transformer les institutions internationales afin de mieux répondre aux réalités d’un monde multipolaire. Il a particulièrement insisté sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, estimant que l’Afrique doit participer pleinement aux décisions qui façonnent l’ordre international. Le Congo a réaffirmé son soutien à la position africaine en faveur de deux sièges permanents au Conseil de sécurité, dotés du droit de veto.









