Industrie touristique : le Congo veut faire du tourisme un pôle économiqueMardi 29 Septembre 2026 - 15:51 La République du Congo a célébré, le 27 septembre, comme partout dans le monde, la 47e Journée internationale du tourisme sur le thème « Agenda numérique et intelligence artificielle pour le tourisme ». À cette occasion, le gouvernement en présence de plusieurs responsables de la chaîne touristique congolaise, a réaffirmé son ambition de faire passer la contribution du tourisme au produit intérieur brut de 3% à près de 10%.
Pour porter cette ambition, le gouvernement s’appuie sur un triptyque institutionnel, notamment l’Office de promotion de l’industrie touristique, la Société congolaise d’industrie touristique et le Guichet unique du tourisme. Ces structures s’inscrivent dans le cadre du Plan national de développement 2022-2026, qui consacre le tourisme comme quatrième pilier de la diversification de l’économie nationale. « Cette orientation traduit la volonté des autorités de faire du tourisme un secteur dynamique, capable de contribuer davantage à la transformation structurelle de notre économie, à la création d’emplois, à la promotion de nos territoires et à l’amélioration des conditions de vie de nos populations », a indiqué le directeur général du Tourisme, Christian Ebale. La technologie comme support de développement Les deux personnalités ont mis l’accent sur l’apport des nouvelles technologies qui impose dorénavant de repenser la manière de promouvoir et de gérer les destinations touristiques. « Le numérique offre ainsi des possibilités considérables pour améliorer la visibilité de la destination Congo, renforcer sa promotion et faciliter l’accès à l’information touristique grâce aux plateformes numériques, aux réseaux sociaux, aux applications mobiles et aux visites virtuelles », a relevé le directeur général du Tourisme. La technologie est également appelée à contribuer à la conservation, notamment pour la surveillance des espaces naturels, la lutte contre le braconnage et la préservation de notre biodiversité. « Le tourisme de demain sera scientifique, digital et interconnecté mais ne remplacera jamais l’hospitalité congolaise », a averti le ministre Prince Bahamboula, relevant ainsi les principaux atouts touristiques du pays tels que les parcs nationaux Odzala-Kokoua et de Conkouati-douli aux grottes de Nkila-Ntari dans la Bouenza, le monument de l’équateur et la construction du musée des esclaves. « Notre patrimoine naturel et culturel constitue une richesse que nous devons mieux valoriser et promouvoir », a insisté le ministre. Deux panels ont permis d’approfondir la réflexion sur la place du numérique dans le secteur. Le premier a mis en lumière la manière dont la connectivité des sites touristiques transforme l’expérience des voyageurs, en amont comme pendant le séjour. Le second a illustré, à travers des cas concrets comme celui du Kempinski Hotel Brazzaville, la façon dont les professionnels s’approprient les outils technologiques pour adapter leurs métiers et répondre aux nouvelles attentes de la clientèle. Intervenant au cours de ce deuxième panel, le directeur général de Kempinski Hotel Brazzaville, Nicolas Pezout, a souligné l’importance croissante du numérique dans l’évolution des métiers de l’hôtellerie. Selon lui, l’expérience du voyageur ne débute plus uniquement à son arrivée dans un établissement, mais bien en amont, à travers sa présence numérique, les réseaux sociaux ou encore la consultation de son site internet. Il a ainsi expliqué que la transformation numérique constitue désormais un enjeu à la fois opérationnel et décisionnel pour les établissements hôteliers, à travers l’utilisation quotidienne de différents outils technologiques et logiciels. Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :1-Le ministre délégué de l'Industrie touristique/Adiac
2- Une vue des participants à la cérémonie/Adiac Notification:Non |


Dans son allocution d’ouverture, le ministre délégué chargé de l’Industrie touristique, Prince Bertrand Bahamboula, a souligné l’importance du tourisme au Congo qui ne saurait plus être considéré comme une affaire d’étrangers. « Ce temps est révolu », a-t-il déclaré, s’inspirant de l’exemple de la Chine, où les premiers visiteurs sont les Chinois eux-mêmes. Il a appelé à ouvrir les portes du pays d’abord et avant tout aux Congolais, a-t-il insisté, invitant à lever les obstacles, désenclaver les départements, aménager des infrastructures dignes et garantir une accessibilité tarifaire juste pour chaque ménage congolais. « Le tourisme n’est pas un luxe accessoire, c’est le cœur battant de notre économie, la vitrine de notre dignité et le passeport de notre jeunesse », a-t-il affirmé.









