Formation-emploi : vers la création des espaces de concertation au Congo

Mardi 29 Septembre 2026 - 17:00

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La création de cadres permanents de concertation entre les acteurs de la formation et de l’emploi figure au cœur du séminaire sous-régional ouvert mardi  29 septembre à Brazzaville. L’initiative vise à renforcer la coordination entre pouvoirs publics, institutions de formation, entreprises, partenaires sociaux et organisations de la société civile afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail.

La démarche répond à un constat partagé sur les limites actuelles de la coordination dans l’écosystème formation-emploi. « Cette absence de synergie et de coordination laisse libre cours à l’interposition de l’action, à des doublons, à la dispersion des ressources et aussi au mauvais ciblage des bénéficiaires », a relevé Auxence Léonard Okombi , directeur général de la formation qualifiante et de l’emploi.  Selon lui, le Congo doit désormais amorcer la formalisation d’un cadre permanent qui permettra de favoriser le dialogue, le plaidoyer et l’alignement des interventions des différents acteurs.

Le directeur de cabinet du ministère de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante , Pierre Corneille Moukala-Moukoko, a, pour sa part, souligné que les enjeux de formation et d’emploi ne peuvent être traités séparément. « Les questions de formation et de l’emploi ne peuvent être traitées de façon isolée. Elles nécessitent une consultation multisectorielle et quasi permanente », a-t-il déclaré. Cette concertation doit notamment permettre d’identifier les synergies, de mutualiser les ressources et de construire des réponses adaptées aux besoins des sociétés et aux mutations du marché du travail.

Vitiana Romby, représentante de l’ambassadrice de France, a insisté sur l’importance du rapprochement entre les entreprises et les institutions de formation. « Les espaces de concertation ont un effet essentiel pour rétablir un dialogue entre tous les acteurs concernés, notamment les entreprises et les institutions de formation, afin de mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi », a-t-elle indiqué. La France entend poursuivre son accompagnement des politiques de formation et de l’emploi, notamment à travers le soutien de l’Agence française de développement au projet Relief.

Pour l’ONG Essor, partenaire de mise en œuvre du projet Relief, la concertation doit constituer un véritable levier d’action. « La création des espaces de concertation est non seulement un besoin crucial, mais une réponse stratégique aux défis que nous rencontrons dans le secteur de la formation-emploi », a déclaré sa coordonnatrice, Martine Claire Ngo Balogog. Ces espaces doivent permettre de réunir formateurs, employeurs, décideurs et bénéficiaires, afin d’améliorer la pertinence des formations et leur adéquation avec les besoins du marché du travail.

La commune de Moungali, qui accueille les travaux, appelle également à donner une portée concrète à cette dynamique. Pour Jacques Elion, maire dudit arrondissement , « la concertation doit dépasser une simple chance pour devenir un véritable instrument de cohérence, de coordination et d’action ». Le rapprochement entre institutions de formation, entreprises et acteurs de l’emploi doit ainsi contribuer à transformer les compétences acquises en opportunités concrètes d’insertion et d’entrepreneuriat, particulièrement pour les jeunes.

Durant trois jours, les participants venus notamment du Congo, de la République démocratique du Congo, du Cameroun et de la République centrafricaine, du Benin, du Sénégal vont partager leurs expériences et examiner les mécanismes susceptibles de favoriser la formalisation de ces cadres. Il s’agira également de dégager des pistes de collaboration et de concertation susceptibles de contribuer au renforcement des systèmes de formation et d’insertion professionnelles dans l’espace sous-régional.

Pour rappel, le séminaire placé sur le thème « Implémentation des espaces de concertation des acteurs du système formation emploi » bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, dont l’ONG Essor, l’Institut européen de coopération et de développement, l’Agence universitaire de la Francophonie et l’Agence française de développement.

Gloria Imelda Lossele

Légendes et crédits photo : 

1- Les officiels lors de l’ouverture du séminaire/ Adiac 2- Les officiels posant avec les participants/ Adiac

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