Diplomatie : échanges entre les Congolais du Grand Lyon et les représentants du corps diplomatique

Mercredi 30 Septembre 2026 - 17:00

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– En marge de la participation de la République du Congo aux Fêtes consulaires de Lyon, une délégation diplomatique conduite par le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé, représentant l’ambassadeur de la République du Congo en France, Rodolphe Adada, a échangé, le 26 septembre, avec les Congolais résidant dans le Grand Lyon.

 

Initiée par l’Association des Congolais du Grand Lyon (ACGL), cette rencontre citoyenne, organisée sous la forme d’un « mbongui », a permis aux participants d’aborder plusieurs problématiques liées à la vie quotidienne de la communauté congolaise dans son pays d’accueil.

Avant l’ouverture des échanges, une minute de silence a été observée en mémoire des compatriotes récemment décédés à Lyon.

Prenant la parole au début de la rencontre, le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé a indiqué avoir effectué ce déplacement à la demande de l’ambassadeur Rodolphe Adada. Il a notamment rappelé que la chancellerie constitue la « Maison commune » de l’ensemble des Congolais vivant en France.

« Celles et ceux qui y travaillent sont des fonctionnaires au service de la communauté congolaise », a-t-il souligné, précisant que sa mission consistait à écouter les préoccupations exprimées par les compatriotes et à les transmettre aux autorités compétentes, jusqu’au plus haut niveau de l’État.

Passeports et documents consulaires au cœur des échanges

Au cours de la causerie-débat, les participants ont librement exposé leurs préoccupations. L’obtention des passeports, l’accès aux documents consulaires ainsi que la participation aux consultations électorales figuraient parmi les principaux sujets évoqués.

S’agissant des passeports, le ministre conseiller a rappelé que la procédure d’enrôlement connaît une évolution depuis 2016. Les demandeurs n’ont désormais plus à se rendre à Brazzaville pour cette formalité, l’enrôlement étant effectué en présentiel auprès de la chancellerie à Paris.

Concernant les autres documents consulaires, il a indiqué que les démarches peuvent être engagées à partir de la création d’un compte et de la possession d’une carte consulaire, dans le cadre de la poursuite de la dématérialisation des services.

Pour les autres préoccupations administratives, le ministère des Affaires étrangères demeure l’interlocuteur de référence, avec notamment le conseiller chargé des questions relatives à la diaspora au sein de la représentation diplomatique congolaise en France.

Afin de faciliter les démarches des Congolais de la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’envoi d’une équipe d’enrôlement à Lyon est envisagé. Cette initiative permettrait aux compatriotes concernés d’éviter les déplacements à Paris et les frais qui y sont associés.

La possibilité de mettre en place un consul honoraire à Lyon est également à l’étude. Sa concrétisation dépendrait toutefois de l’accord des deux États, avec un rôle particulier du pays d’accueil, la France.

La question du droit de vote évoquée

La question de la participation des Congolais de l’étranger aux consultations électorales a également occupé une place importante dans les échanges.

Des participants ont exprimé le souhait de pouvoir prendre part aux consultations législatives de la République du Congo, y compris les Congolais disposant de la double nationalité.

Cette demande traduit, selon les participants, leur volonté de maintenir un lien civique avec leur pays d’origine et de participer à sa vie nationale malgré leur résidence à l’étranger.

Appel à l’unité et à la solidarité

Au terme des échanges, le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé, s’exprimant au nom de l’ambassadeur Rodolphe Adada, a remercié les participants pour l’esprit de solidarité et de patriotisme ayant marqué la rencontre.

Il a appelé les Congolais du Grand Lyon à préserver l’unité, la fraternité et le vivre-ensemble au sein de la communauté.

« Soyons unis pour que rien ne soit impossible. Quand nous sommes unis, tout est possible. Marchons ensemble dans l’unité, l’amour et la fraternité pour que les problèmes qui sont au niveau de la communauté puissent trouver des solutions », a-t-il déclaré, assurant que les préoccupations exprimées seraient transmises aux autorités compétentes.

« Restons unis, restons solidaires », a-t-il insisté, annonçant que les différentes doléances seraient portées à la connaissance des autorités congolaises.

Un prochain rendez-vous entre les responsables associatifs et la communauté congolaise du Grand Lyon est envisagé pour juin 2027 à la même période habituelle des Fêtes consulaires.

Créée le 26 juin 2011, l’Association des Congolais du Grand Lyon (ACGL), basée à Villeurbanne, fédère la communauté congolaise de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle compte près de 385 adhérents.

Selon ses statuts, l’association œuvre notamment en faveur de la solidarité, de l’entraide et du renforcement des liens de fraternité et d’assistance entre les membres de la communauté congolaise et les sympathisants. Elle mène également des actions de promotion de la culture congolaise, notamment à travers les langues, la gastronomie et la musique, et entend favoriser les liens intergénérationnels ainsi que le vivre-ensemble dans le Grand Lyon.

Glynn Mfouemo en est l’actuel président, le cinquième depuis la création de l’association.

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Ministre conseiller lors de la rencontre avec les Congolais du Grand Lyon, septembre 2026 (DR)

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