Acospa : les professionnels de santé outillés en soins palliatifsMardi 6 Octobre 2026 - 14:56 L’Association congolaise des soins palliatifs (Acospa) a lancé, le 5 octobre, à Brazzaville une session de formation destinée à renforcer les compétences des professionnels de santé et à préparer des formateurs capables de diffuser les pratiques de soins palliatifs dans les structures sanitaires.
Pour le président de l’Acospa, Pr Alexis Fortuné Bolénga Liboko, cette deuxième session constitue une nouvelle étape après une première organisée en 2025. L’enjeu est désormais de permettre aux professionnels formés de mettre en pratique leurs acquis et de les transmettre à leur tour. « Il faut que les personnes formées puissent mettre en pratique les compétences acquises et, surtout, qu’elles puissent à leur tour former d’autres personnels de santé », a-t-il souligné. Cette démarche doit permettre à l’association de renforcer progressivement son réseau et d’intégrer davantage les soins palliatifs dans les pratiques professionnelles. Intervenant comme formateur, le président de la Fédération internationale francophone des soins palliatifs, Pr Benoît Burucoa a insisté sur l’ampleur des besoins. Les soins palliatifs, a-t-il rappelé, ne concernent pas uniquement les patients atteints de cancer, mais également ceux souffrant de maladies cardiaques, rénales, pulmonaires, de diabète compliqué ou encore de certaines maladies du sang. « La médecine palliative et la médecine de la douleur sont des médecines tout à fait intégrées. Ce n’est pas une spécialité à part, c’est une activité transversale », a-t-il expliqué. Il a également appelé à renforcer la formation des professionnels et l’accès aux médicaments essentiels afin de mieux soulager la douleur et accompagner les patients ainsi que leurs familles. Au Congo, l’Acospa travaille parallèlement à la mise en place d’une équipe mobile de soins palliatifs, qui devrait dans un premier temps intervenir au CHU de Brazzaville avant une éventuelle extension aux soins à domicile. Un projet de production de morphine orale au sein du CHU est également envisagé, sous réserve des autorisations nécessaires. Ces initiatives devraient contribuer à améliorer l’accès aux soins palliatifs, notamment pour les patients qui ne peuvent se déplacer et nécessitent un accompagnement à domicile. La formation des formateurs qui va se poursuivre jusqu’au 8 octobre apparaît ainsi comme un levier pour assurer la pérennité de la démarche. À l’issue de la session, l’Acospa prévoit d’étendre les formations aux établissements hospitaliers, en collaboration avec leurs responsables, afin de multiplier progressivement le nombre de professionnels capables d’intégrer les soins palliatifs dans leur pratique quotidienne. Gloria Imelda Lossele Légendes et crédits photo :1- Le président de l’Acospa aux côté du Pr Benoît Buruco et du Dr Eliane Ndounga lors de son allocution / DR Notification:Non |


Organisée autour de deux parcours complémentaires, la session comprend une formation de niveau 1 consacrée aux fondamentaux des soins palliatifs et une formation de formateurs axée sur la pédagogie inversée. L’objectif est notamment d’améliorer l’évaluation et la prise en charge de la douleur, mais aussi de mieux intégrer les dimensions psychologiques et sociales dans l’accompagnement des personnes atteintes de maladies graves, chroniques ou évolutives.








