Vie des institutions : la GAE ouvre le débat sur la révision de la ConstitutionSamedi 17 Octobre 2026 - 15:49 Le coordonnateur général de la Génération auto-entrepreneur (GAE), Digne Elvis Tsalissan Okombi, a, au cours d’un point de presse donné le 16 octobre à Brazzaville, ouvert le débat sur la révision ou le changement de la Constitution du 25 octobre 2015 afin de l’adapter à la donne actuelle.
Un débat qui sera au cœur des échanges lors de la troisième édition du Dialogue intergénérationnel décentralisé (DID), prévue pour novembre à Dolisie, chef-lieu du département du Niari, sur le thème « Face aux mutations actuelles, quelles réformes pour le Congo de demain. » « Cette grand-messe qui se déroulera à Dolisie, ville cosmopolite, capitale de l’or vert, sera un haut moment de concertation, de dialogue et d’échange citoyen. J’en appelle aux intellectuels, aux organisations politiques, à la société civile, aux étudiants et aux jeunes qui constituent l’avenir de demain de nous rejoindre à Dolisie pour ces moments de partage sans concession et sans passion », a invité Digne Elvis Tsalissan Okombi. Outre le débat sur la révision de la Constitution, les assises de Dolisie permettront également aux participants de parler de l’économie nationale. Selon le coordonnateur général de la GAE, le destin du Congo est depuis longtemps suspendu au prix du baril de pétrole, alors que cela n’est plus soutenable. D’où la nécessité pour le Congo de demain de transformer ce qu’il produit sur place. A titre d’exemple, il a cité le manioc, les fruits, le bois, l’huile de palme, car chaque produit exporté brut, est un emploi offert à un autre pays. « Chaque produit transformé chez nous, c’est de la richesse et du travail qui restent au Congo », a-t-il soutenu. La troisième édition du DID mettra également un accent sur la jeunesse. Pour la GAE, la jeunesse congolaise n’attend pas la charité, elle attend une chance. Cela passe par une formation professionnelle tournée vers les métiers réels, par un accès simplifié au crédit pour les jeunes entrepreneurs, et par un statut d’auto-entrepreneur clair, protecteur et peu coûteux. Un jeune qui crée son activité, c’est une famille qui se stabilise et une communauté qui respire. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1-Digne Elvis Tsalissan Okombi lançant le débat sur le changement de la Constitution
2- Une vue de la salle/Adiac Notification:Non |


Digne Elvis Tsalissan Okombi a rappelé devant la presse qu’aucune réforme économique ou sociale ne peut durer si le cadre qui la porte ne suit pas l’évolution du pays. « Notre Constitution est le socle de notre vie commune. Mais un socle n’est pas un bloc figé : il doit pouvoir être interrogé à la lumière des réalités nouvelles. C’est pourquoi j’appelle à l’ouverture d’un débat national, serein et inclusif, sur l’opportunité d’une révision constitutionnelle. Un débat qui associe toutes les couches sociales. Il ne s’agit pas de décider aujourd’hui de ce qui doit changer. Il s’agit d’accepter d’en parler, ensemble, dans le respect et la responsabilité », a lancé le coordonnateur général de la GAE.
« Ces trois chantiers ne sont pas une rupture avec ce qui a été construit. Ils en sont le prolongement. Je crois en une continuité créatrice : préserver ce que nos aînés ont bâti avec dignité, et avoir le courage de l’adapter aux exigences de notre temps. Le Congo de demain ne se décrétera pas. Il se construira avec chacun d’entre nous : les entrepreneurs, les agriculteurs, les fonctionnaires, les femmes, les jeunes, la diaspora », a indiqué le coordonnateur de la GAE.








