Justice : le Congo satisfait des avancées dans la protection des droits humains

Lundi 19 Octobre 2026 - 21:51

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A la tête d’une délégation officielle congolaise, le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga, prend part, à Dakar au Sénégal, du 12 au 21 octobre, à la 83e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

Présentant le 12 octobre dernier, la position de la République du Congo dans le domaine de la protection et de la promotion des droits humains, le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Protection des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga, a salué des avancées de du pays dans ce domaine.

« La République du Congo demeure résolument engagée en faveur de la promotion et de la protection des droits et libertés fondamentaux. Cet engagement s’inscrit dans une volonté constante de consolider l’État de droit, de renforcer les mécanismes institutionnels de protection des droits de l’homme et de promouvoir leur pleine effectivité dans une culture fondée sur la dignité humaine, l’égalité et la justice », a déclaré le ministre. Avant d’ajouter : « Le Congo réaffirme son soutien aux institutions judiciaires de l’Union africaine et s’engage à poursuivre une collaboration étroite avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour l’appropriation des dispositions de la Charte africaine ».

Au cours de ces dernières années, a-t-il renchéri, cette volonté s’est traduite par plusieurs réalisations et des avancées significatives. Dans ce cadre, a-t-il indiqué, plusieurs instances ont été mises en place, notamment la Commission nationale des droits de l’homme ; le Conseil consultatif de la femme ; le Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap ; le Conseil consultatif de la société civile et des ONG ; le Conseil consultatif de la jeunesse et le Conseil consultatif des sages et des notabilités.

Par ailleurs, a-t-il poursuivi, dans le domaine de la protection de l’enfant et de la promotion des droits de la jeunesse, la loi n° 4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo, constitue le socle du dispositif national. Elle consacre, a indiqué l’orateur, le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et renforce la protection qui lui est due en raison de sa vulnérabilité particulière. « Cette pratique en faveur de l’enfant trouve aujourd’hui une effectivité particulière avec la mise en service du Centre d’instruction et de réinsertion d’Aubeville. Ce Centre, d’une capacité de quatre centre places est destiné à accueillir et à accompagner des jeunes en situation de vulnérabilité ou en conflit avec la loi. À travers cette structure, le gouvernement privilégie, chaque fois que les circonstances le permettent, des réponses fondées sur l’éducation, l’accompagnement, la formation et la réinsertion, afin de donner à ces jeunes les moyens de reconstruire leur parcours et de retrouver leur place au sein de la société », a-t-il expliqué.   

En outre, a noté le ministre congolais de la Justice, en dépit des avancées réalisées, le Congo demeure conscient que la protection effective des droits de l’homme est une œuvre permanente. Elle appelle, a-t-il insisté, la consolidation des acquis, l’évaluation régulière des politiques publiques et l’adaptation constante du cadre juridique et institutionnel aux exigences nouvelles de notre société.

« À ce titre, notre pays réaffirme sa disponibilité à poursuivre avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, un dialogue constructif, sincère et empreint de responsabilité. En réaffirmant son attachement à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, aux principes et valeurs qu’elle consacre, le Congo renouvelle sa détermination à contribuer, aux côtés des autres États membres de l’Union africaine, à l’édification d’un espace africain dans lequel la dignité humaine, la justice, l’égalité et la liberté constituent les fondements de l’action publique », a conclu le ministre Aimé Ange Wilfrid Bininga.  

 

 

 

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

Une photo de famille des participants

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