Ressources en eau : le Congo entend moderniser ses outils de gestion hydriqueSamedi 24 Octobre 2026 - 9:50 Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a pris part au séminaire régional consacré aux normes hydrographiques S-100, organisé du 18 au 24 octobre à Casablanca, au Maroc. Cette rencontre a permis aux participants d’examiner les possibilités offertes par ces standards internationaux pour améliorer la collecte et la gestion des données hydrographiques, renforcer la sécurité de la navigation et prévenir les risques d’inondation.
Les échanges ont porté sur les normes internationales destinées à améliorer la production, le partage et l’exploitation des données hydrographiques. Au cours de cette rencontre, experts, dirigeants et représentants des organismes ont notamment examiné l’évolution des standards utilisés dans la cartographie marine. Alors que la norme S-57 encadre les données des cartes marines électroniques traditionnelles, la norme S-100 offre un cadre plus moderne et intégré pour l’échange de données hydrographiques. Cette dernière comprend plusieurs spécifications, dont la S-101 pour les cartes marines électroniques, la S-102 pour les données bathymétriques, la S-104 pour les niveaux d’eau et la S-111 pour les courants de surface. Ces outils contribuent à améliorer la connaissance des fleuves et des fonds marins, à renforcer la sécurité de la navigation et à mieux anticiper certains risques liés aux variations des niveaux d’eau. Pour Bruno Jean Richard Itoua, la participation du Congo à ce séminaire revêt un intérêt particulier au regard de la configuration géographique du pays. La présence du bassin du Congo et l’ouverture sur l’océan Atlantique placent, selon lui, le pays au cœur des enjeux liés à la gestion intégrée des ressources en eau, tant continentales que maritimes. Le ministre a ainsi exprimé sa volonté de tirer profit des connaissances acquises au cours des échanges afin de moderniser les outils nationaux de collecte et de gestion des données. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les compétences techniques et de poursuivre les échanges entre les experts congolais et marocains. Cette démarche vise à améliorer la connaissance des ressources hydriques, à renforcer les capacités de prévention des inondations et à promouvoir une gestion durable de l’eau. Elle suppose également une meilleure exploitation des données scientifiques disponibles pour appuyer la planification et la prise de décision dans le secteur. Le Congo dispose, à cet égard, de compétences nationales en matière de recherche scientifique et d’hydraulique. Le ministre a évoqué la contribution attendue des structures techniques et de recherche du pays, dont les connaissances pourraient être mobilisées pour accompagner l’appropriation de ces normes et leur éventuelle mise en œuvre.
Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :Le Congo présent au séminaire régional sur S-100 /DR Notification:Non |


Pour la République du Congo qui dispose d’un vaste réseau hydrographique autour du fleuve Congo et d’une façade maritime sur l’océan Atlantique, l’enjeu est de valoriser son potentiel hydrique et maritime grâce à des outils modernes et à une coopération technique accrue. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a participé au séminaire régional sur les normes hydrographiques S-100, au Maroc.








