Enseignement supérieur : suspension provisoire des pourparlers entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’UMNG

Lundi 26 Octobre 2026 - 10:15

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimable

Les négociations entre le gouvernement et le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) ont été temporairement suspendues, le 19 octobre à Brazzaville, sans qu’un accord définitif ait pu être trouvé sur les revendications du personnel enseignant et administratif.

Malgré l'interruption des pourparlers, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de maintenir le dialogue social afin de rapprocher leurs positions et de parvenir à une issue consensuelle. Les concertations, engagées depuis plus d’une semaine sous l’égide du ministère chargé du Dialogue social, visent à examiner les demandes des agents de l’université et à rechercher des réponses aux préoccupations exprimées par leurs représentants syndicaux. Les échanges n’ont toutefois pas permis, à ce stade, de conclure un accord sur l’ensemble des points soumis à la discussion.

« Nous sommes au niveau de la consolidation, la consolidation de la masse salariale qui porte sur les arriérés de salaire. Nous sommes revenus sur la question de la suspension de la grève, parce qu'il s'agit là d'une procédure péremptoire. Dès lors que la partie gouvernementale accepte de négocier avec les syndicalistes de quelques secteurs que ce soit, les textes internationaux ou nationaux disent clairement qu'il faut suspendre la grève pour permettre l'évolution des négociations », a déclaré le ministre d’Etat, Pierre Mabiala.

Par la suite, le ministre d’Etat a affirmé que la partie gouvernementale a posé le problème de l'organisation des concours pour entrer à l'université; une étape préalable pour préparer justement la rentrée académique. « Sur ce point, la partie syndicale a marqué un pas significatif et nous voulons ici le reconnaître pour dire qu'elle a accepté de nous accorder l'inscription des candidats pour participer aux concours. Mais à ce stade, elle a refusé de déclarer clairement que les concours pourront être organisés », a précisé le ministre d’Etat.

Peu avant le week-end dernier, le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, assisté de la ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel, a proposé une suspension provisoire de la grève. Cette démarche devrait, selon lui, permettre un examen plus approfondi du cahier de revendications des agents et faciliter la poursuite des négociations.

Le ministre d'Etat Mabiala a insisté sur la distinction entre suspendre la grève et la lever définitivement, présentant cette pause comme un moyen de favoriser l’étude des demandes formulées par les partenaires sociaux, sans mettre un terme définitif au mouvement.

Les discussions ont notamment porté sur le règlement des sommes dues aux travailleurs de l’UMNG, ainsi que sur la mise en place d’un échéancier précis pour l’apurement intégral des arriérés de salaires. Ces questions financières ont occupé une place importante dans les échanges, les représentants du personnel attendant des précisions sur les modalités et les délais de paiement.

« Nous avons un problème de la consolidation technique et financière selon les règles établies des arriérés de salaire pour 2026. Nous avons essayé de rassembler les positions et nous nous sommes arrêtés à peu près à une somme non consolidée de quinze milliards et demi. Mais c'est non consolidé techniquement. Il faut l'intervention de nos collègues du ministère des Finances, parce que ce sont eux qui détiennent la procédure technique et financière de consolidation. Il s'agit de quatre mois de salaire en termes d'arriérés pour 2026 », a souligné le ministre d’Etat, Pierre Mabiala.

En définitif, la date de reprise des discussions n’a cependant pas été précisée. Le gouvernement et l’intersyndicale entendent poursuivre le dialogue pour rechercher une solution acceptable par l’ensemble des parties.

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

1-Le ministre d’Etat, Pierre Mabiala, répondant à la presse /Adiac 2-Les syndicalistes et les membres du gouvernement en conclave /Adiac

Notification: 

Non