Rentrée scolaire 2026-2027 : l’ONG Espace Opoko distribue plus 1 937 kits scolaires aux élèves autochtonesLundi 26 Octobre 2026 - 9:56 Poursuivant sa campagne de distribution des kits scolaires dans les départements de la Lékoumou, de la Sangha et de la Nkéni-Alima, l’organisation non gouvernementale(ONG) Espace Opoko en a déjà offert à 1 937 bénéficiaires, dépassant ses prévisions initiales de 1 718 pour la rentrée scolaire 2026-2027.
Sur le terrain, les opérations se déroulent parfois dans des conditions difficiles. Entre la pénurie de carburant, les pluies et la dégradation des routes, les équipes de l’ONG Espace Opoko doivent redoubler d’efforts pour atteindre les villages les plus éloignés. A Béné-Eniama, elles ont notamment dû abandonner leur véhicule à proximité d’un pont et poursuivre leur trajet à pied. Le président fondateur d’Espace Opoko, Averty Ndzoyi, a fait un rappel indicatif. «En 2012, nous avons commencé avec seulement dix enfants. Aujourd’hui, nous accompagnons près de deux mille d'entre eux. Mais notre plus grande satisfaction n’est pas dans les chiffres, elle est de voir des enfants qui, autrefois, n’avaient presque aucune possibilité de poursuivre leurs études devenir bacheliers, étudiants et diplômés. Aucun enfant ne devrait voir son avenir compromis simplement parce que sa famille ne peut pas lui acheter un cahier», a-t-il souligné.
Une ONG qui œuvre pour l’éducation et l’inclusion sociale des peuples autochtones En 2026, Romuald Atta, originaire de Béné-Eniama, est également devenu le premier élève autochtone à obtenir le baccalauréat au lycée Henri-Lopes de Gamboma, chef lieu du département de la Nkéni-Alima, après 51 ans d’existence de cet établissement. Ces avancées n’effacent toutefois pas les difficultés, a fait savoir Averty Ndzoyi. Dans certaines localités, les enfants doivent encore concilier l’école avec les activités agricoles ou forestières de leurs familles. Ailleurs, le manque de matériel pédagogique et l’éloignement des établissements secondaires continuent de freiner leur scolarité.
Notons que l’ONG Espace Opoko œuvre principalement pour l’éducation, la dignité et l’inclusion sociale des peuples autochtones en République du Congo. Elle offre un accès équitable à l’école aux enfants autochtones, du primaire jusqu’à l’université. Elle donne aux jeunes les moyens de se prendre en charge par le biais de compétences pratiques et académiques. L’ONG prend en charge les frais de scolarité, donne des kits scolaires (Tel qu’elle le fait maintenant) et veille aux besoins essentiels (Santé, nutrition, hébergement avec construction d’internats). Enfin Espace Opoko convainc les familles de l’importance de l’école et lutte contre l’abandon scolaire. Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1- Les membres de l'équipe de l’ONG Espace Opoko posant avec les élèves après les avoir offert des fournitures scolaires/ DR
2- Remise des fournitures scolaires aux enfants autochtones par l’Espace Opoko dans une localité/ DR
3- Don remis à l'école de Bandzié/ DR Notification:Non |


L’ONG Espace Opoko poursuit sa campagne annuelle de distribution de fournitures scolaires aux enfants autochtones de la République du Congo.1 937 kits ont été déjà distribués, soit 219 de plus que prévu, témoignant l’ampleur des besoins dans les communautés rurales. En effet, dans plusieurs villages visités, les équipes de l’ONG ont constaté que certains enfants n’avaient toujours pas repris les cours, faute de fournitures scolaires. Par exemple à Kengué, dans le district de Zanaga, département de la Lékoumou, des enfants sont venus des communautés voisines dans l’espoir de recevoir quelques cahiers et stylos. A Béné-Eniama, dans le département de la Nkéni-Alima, 213 élèves ont bénéficié de la distribution, alors que 134 étaient initialement attendus.
Depuis sa création en 2012, l’ONG Espace Opoko a progressivement élargi son action. Au-delà des fournitures scolaires, elle assure le suivi des élèves, accompagne les familles et prend en charge l’hébergement de certains jeunes contraints de quitter leurs villages pour poursuivre les études dans les grands centres ou grandes villes. Et les résultats commencent à se faire sentir. A Bambama, dans le département de la Lékoumou, où aucun enfant autochtone de la communauté accompagnée n’avait obtenu le brevet d’études primaire élémentaire avant le lancement du programme, plusieurs jeunes ont désormais franchi cette étape. Deux sont devenus bacheliers et deux autres ont terminé leur formation à l’École nationale des eaux et forêts.
Bénéficiant depuis 2026 du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies, Espace Opoko souhaite renforcer ses partenariats pour étendre son programme et améliorer les conditions d’apprentissage des enfants autochtones. L’organisation appelle ainsi les entreprises, les institutions et les particuliers à soutenir ses actions, notamment par des dons de fournitures scolaires et des contributions au financement du suivi éducatif.








