Zlécaf : la « Déclaration de Brazzaville » renforce la dynamique sous régionale

Lundi 26 Octobre 2026 - 11:01

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La conférence régionale « Sa Zlécaf » pour l’Afrique centrale, tenue du 21 au 23 octobre dans la capitale congolaise, a débouché sur l’adoption de la « Déclaration de Brazzaville ». Une feuille de route opérationnelle qui impulse une nouvelle dynamique en mettant les femmes et les jeunes au cœur du commerce intra-africain.

 

« La ‘’Déclaration de Brazzaville’’ constitue le point de départ d’une dynamique sous régionale renforcée, fondée sur une feuille de route opérationnelle, des responsabilités clairement définies et un mécanisme de suivi des engagements », a fait savoir la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf), Jacqueline Lydia Mikolo, clôturant les travaux de la conférence régionale « Sa Zlécaf » pour l’Afrique centrale.

La feuille de route prévoit la mise en œuvre du régime commercial simplifié aux frontières des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, au bénéfice des femmes et des jeunes afin de faciliter le commerce transfrontalier et favoriser leur intégration progressive dans le commerce formel. Aussi, le développement de la production et la transformation locale, le renforcement des infrastructures de qualité, notamment en matière de normalisation et de certification, de protection des marques afin d’améliorer la compétitivité des produits et leur accès aux marchés régionaux et continentaux.

Dans le secteur des infrastructures, le développement des corridors socio-économiques intégrés et inclusifs figure sur la feuille de route. Lesquels corridors permettront de relier les zones de production aux marchés frontaliers et aux plateformes logistiques. Les nouvelles technologies ne sont pas en marge puisqu’il est prévu d’accompagner le développement des compétences des femmes et des jeunes en matière de commerce numérique.

Le lancement et la structuration rapide du réseau « Sa Zlécaf » Afrique centrale, en tant que cadre de mise en relation, de mentorat, de partage d’expériences et de dialogue public-privé, tout en assurant une représentation effective des femmes et des jeunes dans sa gouvernance et sa coordination avec les organisations nationales et régionales existantes, allongent la liste des engagements qui du reste ne sont pas ici exhaustifs.

Pour la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, par ailleurs deuxième vice-présidente du bureau du Conseil des ministres de la Zlécaf, « ces orientations doivent désormais se traduire en actions concrètes, conformément aux engagements pris dans le cadre du protocole sur les femmes et les jeunes dans le commerce ». Elle a évoqué des  échanges qui, durant trois jours, ont permis de mettre en évidence des opportunités considérables qu’offre la Zlécaf, en soulignant la nécessité de dématérialiser les procédures douanières, d’améliorer la fluidité des corridors commerciaux, de renforcer l’accès aux financements.

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) n’est pas en marge de cette dynamique. Sa représentante au Congo, Adama-Dian Barry, a indiqué, pour sa part, que la Zlécaf n’est pas un luxe mais une nécessité. Plaidant pour une opérationnalisation réussie de ce marché continental, la diplomate onusienne a souligné : « Si nous ne le faisons pas, nous allons continuer à dépendre d’autres marchés qui sont déjà construits. Chaque retard dans la mise en œuvre de ce marché représente les opportunités commerciales qui seront perdues ».

Il faut, selon elle, faire de la Zlécaf une réalité pour les entreprises en favorisant leur compétitivité, en création des nouvelles et de la valeur ajoutée. Aux femmes entrepreneures, la représentante du Pnud a lancé un appel à l’action : « Ne soyez pas des spectatrices de cette intégration africaine. Le marché africain vous appartient », a-t-elle déclaré en réitérant la disponibilité du Pnud à accompagner les Etats et les femmes entrepreneures.

Après l’adaptation de la ‘’Déclaration de Brazzaville’’, il est donc question de transformer en actes concrets les engagements pris dans la capitale congolaise pour une mise en œuvre réussie de la Zlécaf.

 

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

La ministre du Commerce clôturant les travaux de la conférence régionale / Adiac

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