Santé publique : les pharmaciens contestent l’autorisation d’exercice de « Propharma »

Mardi 27 Octobre 2026 - 15:08

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Ayant constaté que la société de vente des produits pharmaceutiques « Propharma » a obtenu illégalement l’autorisation d’exercice en dépit du refus d’agrément formulé par l’Ordre national des pharmaciens du Congo, le Dr Jagger Mpandzo, président de cette structure ordinale, a animé le 27 octobre à Brazzaville une conférence de presse au cours de laquelle il a demandé au ministère de la Santé et de la Population d’annuler cette autorisation pour non-respect de la procédure.

« Le cœur de notre préoccupation concerne le respect de la loi n° 012-92 du 29 avril 1992, notamment en ses dispositions relatives aux missions de l’Ordre et à la procédure d’octroi d’une autorisation d’ouverture des établissements pharmaceutiques. Nous évoquons particulièrement l’article 26 de cette loi que nous estimons pertinent pour apprécier le non-respect de la procédure suivie dans le dossier Propharma », a expliqué le président de l’Ordre.

Ainsi, a-t-il ajouté, le Conseil national de l’Ordre considère que le refus d’agrément qu’il a régulièrement émis devrait être pris en compte dans le traitement administratif du dossier. L’autorisation d’ouverture accordée postérieurement par le ministère de la Santé, a-t-il renchéri, soulève une difficulté sérieuse qui met en péril la santé publique.

Par ailleurs, a-t-il expliqué, l’Ordre demande que la légalité de cette autorisation soit examinée, et que les autorités compétentes tirent toutes les conséquences de droit qui s’imposent devant de telles irrégularités. « Nous sommes convaincus que les difficultés institutionnelles doivent être traitées dans le respect des compétences de chacun, dans la transparence et sur la base des textes applicables. C’est pourquoi nous appelons respectueusement le ministère de la Santé et de la Population à apporter une réponse formelle au recours gracieux du 1er juin 2026 », a-t-il insisté.

En outre, le président de l’Ordre a rappelé que la règlementation de la profession de pharmacien ne concerne pas uniquement les professionnels. Elle concerne directement, a-t-il poursuivi, chaque citoyen qui doit pouvoir compter sur un système pharmaceutique organisé. « La sécurité du médicament est un enjeu qui dépasse les intérêts particuliers. C’est pourquoi les règles prévues par la loi doivent être appliquées avec rigueur, impartialité et transparence. Notre démarche est guidée par trois exigences fondamentales : le respect de la loi, la responsabilité institutionnelle et la protection de la santé publique », a-t-il conclu.

 

 

 

  

 

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

Le Dr Jagger Mpandzo délivrant le mot liminaire

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