Contrôle d’État : le Congo et la Chine se proposent de renforcer leur coopérationJeudi 29 Octobre 2026 - 16:19 Le ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs, Noël Léonard Essongo, et l’ambassadrice de Chine au Congo, An Qing, ont échangé le 29 octobre à Brazzaville sur les perspectives de coopération entre les deux pays en matière de contrôle, de discipline administrative et de lutte contre la corruption.
L’ambassadrice de Chine a notamment présenté les mécanismes de contrôle appliqués aux responsables du Parti communiste chinois ainsi qu’aux responsables administratifs et aux dirigeants des entreprises publiques. La politique chinoise de lutte contre la corruption, résumée par l’expression « Frapper les tigres et écraser les mouches », traduit la volonté de poursuivre aussi bien les hauts responsables que les agents subalternes impliqués dans des pratiques corruptives. Elle repose sur le principe selon lequel la lutte contre les antivaleurs doit s’appliquer à tous les échelons de l’administration, sans distinction de rang. Évoquant les efforts engagés par son pays, la diplomate a rappelé l’importance des mécanismes institutionnels dans l’encadrement de l’action publique. « L’exercice du pouvoir est soumis à des contraintes institutionnelles », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité d’un cadre qui responsabilise les dirigeants et garantit le respect des règles. Pour le ministre congolais, cette présentation a constitué une occasion d’approfondir la réflexion sur les moyens de lutter contre les antivaleurs dans l’administration. « Cela a été un cours sur le contrôle et les antivaleurs », a-t-il déclaré, témoignant de l’intérêt suscité par les pratiques exposées par la partie chinoise. De l’échange d’expériences à la coopération pratique Au-delà de la présentation des dispositifs chinois, la partie congolaise a exprimé le souhait de disposer d’une documentation détaillée sur les politiques et les instruments de contrôle d’État mis en œuvre en Chine. Elle a également sollicité l’organisation de missions techniques et de voyages d’immersion afin de permettre aux responsables congolais d’observer, sur le terrain, le fonctionnement de ces mécanismes et les conditions de leur application. L’objectif est de tirer des enseignements de l’expérience chinoise et d’examiner les approches susceptibles d’être adaptées aux réalités institutionnelles congolaises. L’établissement d’une collaboration permanente figure également parmi les pistes envisagées. La partie chinoise s’est montrée favorable à cette perspective de rapprochement. Dans cette dynamique, l’ambassadrice a formulé une première invitation au ministre, en vue notamment de la remise officielle des recommandations issues de la cinquième session plénière du Comité central du Parti communiste chinois. La diplomate a insisté, par ailleurs, sur l’importance de la mise en application effective des mesures préconisées, afin qu’elles contribuent à la réalisation des objectifs de développement du Congo, notamment ceux inscrits dans le Plan national de développement et le programme gouvernemental « Accélérons la marche ». Cette volonté de coopération intervient dans un contexte où l’amélioration de la gestion publique, le renforcement de la redevabilité des responsables et la lutte contre la corruption demeurent des enjeux majeurs de l’action gouvernementale. L’intérêt manifesté par la partie congolaise pour l’expérience chinoise traduit ainsi la recherche de méthodes et d’outils susceptibles de consolider les mécanismes de contrôle et d’améliorer la gouvernance publique au Congo.
Durly Emilia Gankama Légendes et crédits photo : Le ministre du Contrôle d'Etat et l’ambassadrice chinoise au cours de l’échange / Adiac Notification:Non |


Les deux parties ont exploré les pistes d’une collaboration visant à renforcer les mécanismes de contrôle d’État et à promouvoir la discipline dans la gestion publique. La tradition chinoise du contrôle d’État, les réformes engagées dans ce domaine et les dispositifs mis en place pour prévenir les dérives dans l’exercice des responsabilités publiques ont été au cœur des échanges.








