81 ans de l'ONU : un partenariat avec le Congo consolidé au service du développementDimanche 1 Novembre 2026 - 11:30 La représentation de l'Organisation des Nations unies (ONU) en République du Congo a célébré, le 30 octobre à Brazzaville, le 81e anniversaire de cette organisation, en présence des représentants du gouvernement, du corps diplomatique, du secteur privé et de la société civile. L'événement a permis de revisiter les réalisations de 2025 et de présenter les grandes orientations du prochain cycle de coopération 2027-2031 avec le Congo.
Le représentant des Nations unies a également insisté sur la nécessité pour cette organisation de se réinventer pour être plus efficace, plus proche des populations, à la hauteur du XXIe siècle ainsi que des transitions climatiques et technologiques. Il a cité l’intelligence artificielle comme un domaine où l’institution offre des plateformes de dialogue pour que les États s’accordent sur des règles communes. « L’humanité n’a d’avenir que si nous œuvrons ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits humains », a indiqué, pour sa part, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans son discours lu par le coordonnateur. Il a appelé à « réaffirmer les valeurs qui ont donné naissance à l’ONU, à savoir le dialogue plutôt que la division, la coopération plutôt que la confrontation, la solidarité plutôt que la peur ». La République du Congo, membre de l’ONU depuis 1960, est reconnue, selon Abdourahamane Diallo, comme « l’un des plus fervents avocats et défenseurs du multilatéralisme ». Il a rappelé cependant que cette organisation est aujourd’hui « en danger », car certains États membres réduisent leurs contributions. Le coordonnateur a salué le rôle du Congo dans l’adoption par l’Assemblée générale de la Décennie mondiale pour le boisement et le reboisement 2027-2036. Les résultats concrets dans tous les secteurs Les données présentées lors de la cérémonie ont témoigné l’importance des interventions onusiennes en 2025, notamment dans le domaine de la santé, où par exemple les programmes nutritionnels ont permis de traiter des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère, avec un taux de guérison de 95 %. Plusieurs femmes et adolescentes ont bénéficié de services essentiels de santé reproductive. Dans l’éducation, de nombreux élèves ont reçu des repas scolaires réguliers, et plusieurs enseignants ont été formés aux technologies éducatives. Dans le domaine de la gouvernance, des agents d’état civil et magistrats ont été formés pour renforcer l’enregistrement des naissances et l’appui à la diversification économique a permis à 3 000 jeunes, dont 60 % de femmes, d’accéder à des opportunités d’insertion professionnelle. Une coopération dans la continuité
La ministre a exprimé, pour sa part, la gratitude du Congo envers l’ensemble du système des Nations unies pour son « appui multiforme aux efforts de développement durable du gouvernement, en dépit des contraintes budgétaires ». Rosalie Matondo a réaffirmé l’engagement du pays en faveur de la paix, du développement durable et de la protection de l’environnement, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations unies, réitérant également la position commune africaine en faveur d’une représentation équitable de l’Afrique au Conseil de sécurité. Par ailleurs, elle a annoncé le lancement de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement, prévu le 6 novembre à Brazzaville, en présence du président de l’Assemblée générale de l’institution. Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :1- Les participants à la cérémonie /Adiac
2- Les agences de l'ONU /Adiac Notification:Non |


Le coordonnateur résident du Système des Nations unies, Abdourahamane Diallo, et la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, représentant le gouvernement congolais, ont rappelé dans leurs allocutions respectives les objectifs fondamentaux de l’organisation, tels que définis par la Charte entrée en vigueur le 24 octobre 1945. « La paix, la sécurité, le développement et les droits humains dans le monde entier » ont été évoqués. Le coordonnateur résident du Système des Nations unies a souligné que l’ONU demeure le seul espace où les États membres ont la même voix, « un cadre essentiel face aux guerres et aux conflits qui persistent dans le monde ».
Le nouveau cadre de coopération entre le Congo et les Nations unies, validé les 28 et 29 octobre derniers, s’articulera autour de trois priorités : la transformation économique et la valorisation du capital naturel, le développement du capital humain et l’inclusion sociale, ainsi que la gouvernance et l’efficacité de l’action publique. Ce cadre s’aligne sur le Plan national de développement 2027-2031 et sur la vision Congo 2063. « Notre vision commune est de contribuer à la construction d’un Congo plus prospère, plus inclusif, plus résilient et plus équitable, où chaque femme, chaque homme, chaque jeune, chaque personne vivant avec un handicap et chaque enfant peut réaliser pleinement son potentiel », a assuré le coordonnateur du système des Nations unies.








