Industries minières : le ministre de tutelle en visite de terrain dans la Bouenza

Mardi 3 Novembre 2026 - 11:36

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Le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, met à exécution la loi en matière d’exploitation minière qui doit s’imposer à tous. Il a séjourné récement dans le département de la Bouenza, où il s’est entretenu avec les autorités préfectorales et le président directeur général (PDG) de la Société de recherche et d'exploitation minière (Soremi). 

Sans prévenir la direction générale de la Soremi, le ministre des Industries minières et de la Géologie a effectué une descente surprise au sein de cette société. Par cette visite surprise, Urbain Fiacre Opo a voulu constater, avec son équipe, ce qui se passe sur le terrain. Sitôt arrivé, en compagnie du préfet du département de la Bouenza, Marcel Nganongo, il s’est entretenu avec la direction de la Soremi conduite par le président directeur général (PDG), Dean Graig, pour connaître réellement les problèmes qui la minent. Le plus important était de s’assurer de la manière dont les responsables de cette société sont en train de mettre en œuvre les mesures pour le redémarrage des installations de la production, d’une manière générale. Le ministre a voulu savoir où en était la direction générale avec la mise en œuvre des mesures qui permettent de redémarrer les machines. Il a annoncé une descente prochaine sur le terrain pour visiter les exploitants.

Pour sa part, le PDG de la Soremi s’est dit satisfait de cette visite surprise, bien que l’inspecteur général des Mines y était passé un jour avant. Il a assuré que le travail allait bien à leur niveau. A l’issue de la brève présentation de la situation par Dean Graigle, le ministre s’est rendu sur les sites de Yanga Koubenza, dans le district de Mfoati, et de Boko Songo, dans le district éponyme,  pour constater les violations présumées du périmètre de la Soremi. Un vaste périmètre d’exploitation des polymétaux qui suscite la convoitise de plusieurs sociétés dont les activités empiètent sur celui opérationnel de la Soremi. Cette société qui a été autorisée à encadrer les exploitants artisanaux utilise fort malheureusement des engins et des explosifs prohibés par la réglementation en vigueur. Une pratique qui menace l’activité minière, artisanale, allant à l’encontre des interdictions édictées par l’Etat. 

Des sociétés rappelées à l’ordre

Le ministre des Industries minières et de la Géologie a fait observer que si des échanges ont été amorcés avec la Soremi, c’est parce que l’un des objectifs principaux était de s’assurer qu'elle est en train de tout mettre en œuvre pour relancer les activités de production. «C’est ce que nous avons constaté au cours du point que nous avons eu à faire avec la société. Elle nous a assurés que tout est mis en œuvre pour que d’ici à fin décembre, l’usine soit relancée. Soremi nous a également fait part de ses difficultés sur le terrain, notamment l'envahissement de son site par des artisans. Il y a aussi des sociétés minières qui ont des autorisations et qui travaillent dans sa zone. On a voulu aussi vérifier l’effectivité de la non utilisation des engins dans des sites miniers, puisque nous avons pris une note les interdisant, parce que la plupart sinon toutes les autorisations qui ont été délivrées étaient pour organiser les artisans. Et donc, ils avaient des autorisations pour réaliser une exploitation artisanale qui n’utilise pas des gros engins», a-t-il expliqué.

Pourtant, au cours de cette descente, le ministre a fait un double constat. Si certaines sociétés se sont conformées à la réglementation en renonçant à l’utilisation des engins interdits, d’autres, par contre, continuent de violer la réglementation en vigueur. «Nous sommes passés dans certains sites, cette mesure a été respectée, dans d’autres, nous avons constaté encore la présence des engins. Nous invitons donc ces sociétés à les retirer rapidement. Pour le reste, nous allons continuer nos échanges avec la Soremi et allons convier, au moment opportun, les sociétés qui ont reçu les autorisations pour échanger avec elles. Nous verrons quelles sont les mesures que nous pourrons prendre pour que les choses se passent en toute quiétude ici», a fait savoir le ministre.

Devant cette anarchie, Urbain Fiacre Opo a recadré l’un des responsables des sociétés qui exploitent dans le périmètre de Soremi sans avoir un permis.

Notons que le séjour de travail dans le département de la Bouenza est intervenu après celui du département du Pool, où le ministre des Industries minières et de la Géologie était à Kinkala et à Mindouli, où il était allé régler le différend minier qui opposait les exploitants artisanaux à la société Baochie.

Bruno Zéphirin Okokana

Légendes et crédits photo : 

1- Lors de la séance de travail avec la direction générale de la Soremi / DR 2)- Les engins sur le site / DR 3)- Le ministre, son équipe et les autorités préfectorales de la Bouenza en visite de terrain / DR

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