Technologie verte : l’Afrique a besoin de 450 milliards de dollars de financement

Jeudi 21 Juin 2018 - 15:07

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Le montant de l'investissement a été évalué par des spécialistes, réunis le 20 juin à Abidjan, en Côte d'Ivoire, lors de la rencontre internationale sur le « financement de la croissance verte en Afrique ».

Pour opérer ce changement, les Petites et moyennes entreprises (PME) africaines doivent investir dans la technologie verte. « La transformation d’un monde sans fossiles exigerait mille  milliards de dollars par an d’ici à 2020. Environ deux tiers de cette somme, soit six cent soixante-dix milliards de dollars iraient aux pays en développement, notamment à l’Afrique (pour la moitié) », a déclaré Félix Bikpo, directeur général African guarantee fund (AGF), une institution de la Banque africaine de développement.

« Pour pleinement jouer leur rôle de moteur de la croissance, le besoin de financement des PME africaines s’élevait déjà, il y a quelques années, à plus de cent cinquante milliards de dollars. Aujourd’hui (...) ces PME doivent investir dans la technologie verte afin de pouvoir opérer dans un environnement écologiquement viable pour la pérennité de leurs activités et partant de nos économies. Pour cela, le besoin de financement de cette catégorie d’entreprises s’accroîtrait de plus de trois cents milliards de dollars », a-t-il souligné.

Les PME africaines ont « une difficulté particulière à accéder aux crédits. Plus de 50% des demandes de ces PME sont rejetées, c'est énorme ! Alors que ce sont elles qui vont nous conduire au développement durable. Notre objectif d’ici à 2020 est de permettre au secteur financier privé de contribuer à réduire d’au moins 1% le gap de financement vert », a déploré de son côté Arancha Gonzalez, directrice du Centre du commerce international, une agence de l'Organisation mondiale du commerce.

La réunion d'Abidjan, à travers l'AGF, entendait proposer un changement des méthodes d’évaluation de risques des institutions financières et de les adapter davantage à la réalité et aux besoins des PME.

Josiane Mambou Loukoula

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