Insécurité à Lubumbashi : la gent féminine dénonce des cas de viols

Jeudi 12 Juillet 2018 - 17:30

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Les organisations de femmes œuvrant dans la province du Haut-Katanga montent au créneau pour décrier l’insécurité qui se vit dans la ville, avec pour corollaire des viols sur des femmes et jeunes filles.

 Les associations, notamment l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem), le Cadre de concertation de la société du Haut-Katanga, la coalition ''Rien sans la femme'', le Groupe Ukingo wa watetezi et différentes plates-formes ont organisé une marche silencieuse pour dire  non  à l’insécurité  et aux viols commis sur des femmes et des jeunes filles.

La marche est partie du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga vers le gouvernorat de province. Plus de deux cents femmes et jeunes filles des différentes structures, de  la coalition ''Rien sans la femme'', Groupe Ukingo wa watetezi, de l’Ucofem  et différentes plates-formes de la société civile y ont pris part. Chaque groupe portait un calicot et des pancartes sur lesquels on pouvait lire des messages tels que  "Non au viol", "Non à la violence sexuelle", "Non à l’impunité des violeurs armés", "Ucofem exige le respect de la femme"… Cette marche à laquelle ont pris part quelques hommes de la société civile du Haut-Katanga s’est clôturée au gouvernorat de province où les femmes ont lu un mémorandum.

Des recommandations

Dans ce mémorandum lu devant le gouverneur  par intérim de la province, Jean Kalenga Mambepa, les  femmes de Lubumbashi ont recommandé à l’autorité provinciale de veiller à une coordination des services impliqués dans la lutte contre l’insécurité dans la ville en vue de s’assurer de l’efficacité de leur action ; de doter la police des moyens adéquats pouvant lui permettre de faire face à l’insécurité qui sévit dans la ville; de renforcer la police de proximité et lui doter de tous les moyens afin d’assurer la sécurité de tous les habitants abandonnés à leur triste sort.

Elles ont également recommandé de redynamiser les mécanismes de détection des bandits à mains armées qui sont au sein de la police ; de faire le suivi des policiers en patrouille et prêter une oreille attentive aux alertes que lance la population pendant la nuit, notamment par la publication des numéros des équipes d’intervention rapide ; d’inciter et amener la justice à mener des enquêtes sur les auteurs des ces actes en vue de les punir. Pour sa part, le gouverneur  par intérim a reconnu que la situation que vivent les femmes est préoccupante. Jean Kalenge Mambepa a promis de redoubler d’efforts pour traquer tous les bandits, doter la police des moyens nécessaires et faire le suivi des services de sécurité.

Blandine Lusimana

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