Année académique 2018-2019 : le Casp rouvre la formation des techniciens de la statistique

Lundi 5 Novembre 2018 - 16:03

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La reprise des cours dans l’établissement, le 5 novembre, a été marquée par la relance de la formation des élèves ayant un niveau minimum de la classe de première ou un Brevet d’études professionnelles (BEP) scientifique.

 

Après trois ans d’interruption, le Centre d’application de la statistique et de la planification (Casp) a renoué, cette année, avec la formation des techniciens de la statistique et de la planification. Sur vingt-quatre candidats présentés, dix élèves ont été admis à suivre cette formation. Celle-ci avait été suspendue à cause du niveau jugé « très bas » des élèves, a souligné le directeur général du centre, Gaspard Symphorien Mbou Likibi.

La formation au Casp se fait à travers deux sections. Pour l’obtention d’un diplôme de technicien supérieur de la statistique et de la planification (section I), la durée est de deux ans, pendant qu’elle est d’une année pour celui de technicien de la statistique et de la planification (section II) sans baccalauréat. L’année en cours, l’établissement - qui compte au total soixante-six étudiants – en a accueilli quarante-cinq toutes sections confondues.

Dans le cadre du perfectionnement des agents et cadres des secteurs publics, parapublics et privés, le Casp organise chaque année des formations sous forme de modules dans de nombreux domaines, ouvrant ainsi plusieurs débouchés. « On prépare les étudiants à ne pas compter seulement sur la fonction publique. On s’arrange à leur donner des outils pour qu’ils soient compétents. Ils sont donc orientés en fonction des besoins du marché du travail », a affirmé le directeur général du centre.

L’Etat étant le premier pourvoyeur d’emploi au Congo, le Casp ne comptait que sur l’administration publique pour l’emploi des statisticiens. Depuis, cinq promotions sont au chômage, soit environ deux-cents professionnels, indique Gaspard Symphorien Mbou Likibi. « Lorsqu’on a formé, on souhaite qu’ils exercent. Parce que nous sommes conscients que l’Etat ne peut pas résorber le chômage, nous leur donnons des outils en termes de profil de formation et des conseils pour qu’ils cherchent du côté du secteur privé », a-t-il expliqué, très préoccupé.

Dans les années à venir, le Casp entend revoir son programme scolaire, puisque celui en cours date de 1983. Afin de donner une nouvelle dynamique, une année supplémentaire sera ajoutée à toutes les formations. Un défi, certes, pas facile à relever.

 

Josiane Mambou Loukoula

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