Recherche scientifique: la rédaction d’articles obéit à la présentation des statistiques, affirme le Pr Charles Gombé Mbalawa

Lundi 10 Décembre 2018 - 17:00

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 Le directeur général de l’Institut national de recherche en science de la santé (Irssa) a indiqué, le 8 décembre, que l’utilisation du Khi-Carré obéit à la présentation des statistiques dans l’interprétation des résultats comparatifs.

Le Khi-Carré est un procédé statistique servant à réaliser les comparaisons et à démontrer l’existence ou non d’une différence statistiquement significative, a éxpliqué le Pr Charles Gombé Mbalawa dans sa communication à l’occasion du 8e symposium interne de l’Irssa.

Le directeur général de cet institut a poursuivi que tout travail nécessite une démarche méthodique à suivre en vue d’aboutir à une bonne conclusion.  

Le symposium a regroupé les chercheurs venus de différentes structures de recherche de Brazzaville, notamment du laboratoire national de santé publique, de la Fondation congolaise pour la recherche médicale et de l’Irssa. L’objectif a été d’échanger entre les experts du domaine les expériences scientifiques et administratives.

Les chercheurs ont, à cette occasion, donné des communications sur  les thèmes : la gestion des déchets dans un laboratoire de recherche ; l’unité de biologie moléculaire ; l'étude phytochimique et l'évaluation de l’activité vermicide des extraits et fractions de Bridelia ferrugenia ; l’activité antalgique des extraits et fractions de vitex ; l'infection plasmodiale chez la femme enceinte ; la résistance aux antibiotiques ; la traçabilité de la chaiîne de dépenses ; la restitution de l’atelier de formation : Predict  et discussions.

 Le Dr Tsiba Gouollaly a communiqué sur le thème « Etude phytochimique et évaluation de l’activité vermicide des extraits et fractions de Bridelia ferrugenia ». Il a expliqué que l’étude a été menée sur un vers de terre récolté dans la vasière afin de mesurer les teneurs en polyphénol et évaluer avec des mélanges pour obtenir une solution à différentes concentrations. 

Selon lui, plus de deux milliards de personnes souffrent des infections provoquées par des vers parasitaires. Les plantes médécinales sont d’une importance capitale dans leur traitement. Ces vers parasitaires qui sont à l’origine des maladies d’onchocercose, de schistosomiases et de l’éléphantiasis ont des conséquences néfastes sur le corps humain qui sont la principale cause de morbidité grave dans certains pays tropicaux. Les vers attaquent également les bétails, les cultures et la production alimentaires.  

Notons que ce symposium a été marqué par la remise d'un cadeau au Pr Henriette Poaty, qui a accédé au grade de maître de conférence agrégé de génétique humaine après sa réussite au concours d’agrégation 2018, du Cames à Libreville, au Gabon.  La nouvelle promue a indiqué qu’il ne lui reste qu’à chercher comment devenir une ambassadrice au Congo dans ce domaine, un partenaire de l’Irssa ainsi que des ministères de la Recherche scientifique, de la Santé et de la population.

Elle envisage de former des médecins dans le domaine de la génétique ; d'y mettre en place une plate-forme ; de développer avec les partenaires généticiens africains un réseau pour promouvoir les échanges de compétence en faveur des étudiants et techniciens.

Parmi les objectifs figurent également l'instauration d'un master en génétique en vue d’avoir un conseil génétique, médical pour participer à la réduction des maladies héréditaires et de créer une association avec les malades et leurs parents.   

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

Les chercheurs lors du symposium / Adiac

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