Incivisme : un fléau conduisant à la dépravation des mœurs

Lundi 14 Janvier 2019 - 19:55

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Les conséquences qui en découlent ont été décriées, le 12 janvier, par les délégués des administrations, mouvements et associations des jeunes, lors des échanges organisés par le ministère de la Jeunesse et l’éducation civique, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du civisme sur le thème « Civisme face aux défis du développement socio-économique et culturel ».

La présidente de la Commission environnement et développement durable de l’Assemblée nationale, Marie Jeanne Kouloumbou, a indiqué que le Congo connaît une crise de civisme en milieu jeune. Elle l’a fait savoir dans sa communication donnée sur le thème « Civisme et citoyenneté : environnement et patrimoine ». L’oratrice a indiqué que les actes d’incivisme nuisent à la qualité de la vie, à la ville ou à l’Etat. Les antivaleurs ont un impact négatif sur l’environnement, l’éducation, la culture, l’immobilier et bien d’autres.

Les conséquences engendrées sont multiples dont le braconnage faunique et forestier, la consommation des stupéfiants en milieu scolaire, la dépravation des mœurs et destruction des édifices, le vol et le non-respect des biens publics, la liste n’est pas exhaustive. 

Marie Jeanne Kouloumbou a proposé quelques pistes de solutions axées sur l’implication de différents acteurs à la promotion du civisme, l’application des textes, le renforcement du cadre juridique, la sensibilisation des citoyens aux droits et devoirs, etc.  

Florian Koulimaya, l’un des délégués des mouvements et association des jeunes, a dénoncé, à cette même occasion, les antivaleurs en milieu jeune. Il a souhaité la vulgarisation des textes sur les concepts « civisme et citoyenneté » au Congo. « Les textes sur le civisme, citoyenneté, la déontologie administrative existent. Ils doivent être vulgarisés à travers des sensibilisations en milieu juvénile, parce que les jeunes manquent de modèle pour s’identifier en vue d’atteindre les plus hautes cimes qui peuvent être une source de résilience et de succès. Les jeunes sont ancrés dans le repli identitaire ou ethnique transmis du plus grand au plus petit. L’attachement à l’identité doit être atténué à travers les échanges socio-culturels, sportifs afin d’inciter le commun de Congolais à s’émanciper », avant d’ajouter  que « les jeunes doivent penser à l’entrepreneuriat pour sortir de l’oisiveté et de la délinquance juvénile », a-t-il souligné. 

Par ailleurs, le directeur général de l’Education civique au ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique, Jean-Pierre Mahinga, a différencié les concepts « civisme et citoyenneté ».

Selon lui, le civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit tandis que la citoyenneté est l’état ou la qualité du citoyen. Elle est aussi le statut juridique qui permet à un individu de devenir citoyen. « La citoyenneté donne accès à l’ensemble des trois politiques tout en créant les deux voies permettant à un individu de participer à la vie d’une communauté politique ou à la vie civique d’un Etat », a-t-il déclaré. 

La ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique, Destinée Hermella Doukaga,  a invité les délégués, dans son allocution de clôture, à pérenniser la sensibilisation pour lutter contre l’incivisme.   

 

 

Lydie Gisèle Oko

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