Afrique subsaharienne: les emprunts sur les marchés obligataires ont atteint 33,5 milliards de dollars en 2018

Jeudi 17 Janvier 2019 - 14:06

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La région a battu un nouveau record de mobilisation des ressources financières sur les marchés obligataires (locaux ou internationaux) l'année dernière, avec un montant total de 33,5 milliards de dollars. Les eurobonds, à eux seuls, ont permis aux pays de cette région de mobiliser 16,5 milliards de dollars selon Standard & Poor's, un niveau record lui aussi.

L'accroissement des déficits publics, la détérioration des balances de paiement, la volonté de faire face à des baisses de réserves en devises et l'arrivée à échéance de précédentes dettes ont incité les entreprises et les Etats à emprunter de manière significative, d'autant que la volatilité sur les marchés occidentaux a poussé de nombreux investisseurs sur des produits obligataires des économies émergentes et frontières, plus rentables.

Pour les banques d'investissement arrangeuses de ces opérations, cela a été une année positive car, elles y ont engrangé 101,7 millions de dollars de revenus, pour un nombre total de cinquante et une opérations.

Les meilleures affaires ont été réalisées par Barclays, JP Morgan et Deutsche Bank, qui ont vu leurs revenus dans ce segment progresser de manière non-négligeable en Afrique subsaharienne.

Il est, toutefois, important de relever que du point de vue du marché obligataire global, les sollicitations en provenance de l'Afrique subsaharienne sont allées décroissantes au fil des trimestres, à mesure qu’évoluaient les taux sur les marchés asiatiques et américains. On note aussi qu'une seule émission d'eurobonds a été enregistrée dans la région et c'était le fait du Nigeria (2,86 milliards de dollars).

L'année 2019 sera très suivie. Des pays comme la Côte d'Ivoire, le Ghana ou encore le Kenya ont déjà indiqué qu'ils arriveront sur le marché obligataire international. Mais sur la région tout entière, la position des agences de notation est un peu partagée. Moody's voit une perspective négative, tandis que Standard & Poor's est beaucoup plus dans la stabilité. Les deux sont cependant unanimes, la croissance sera de nouveau au rendez-vous.

Josiane Mambou Loukoula et Agence Ecofin

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