Justice : l’affaire André Okombi Salissa renvoyée au 31 janvier

Jeudi 17 Janvier 2019 - 17:15

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Le ministère public, principal accusateur qui a formulé la demande à la Cour, a évoqué des raisons d’Etat sans en donner plus de détails.

La première audience publique dans l’affaire qui oppose le ministère public et l’Etat congolais à André Okombi Salissa, accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, de détention illégale d’armes et munitions de guerre, ouverte le 17 janvier, n’a duré qu’une dizaine de minutes. A la demande du procureur général près la Cour d’appel de Brazzaville, Michel Oniangué, qui a insisté sur la manifestation de la vérité, l’affaire a été renvoyée au 31 janvier, a-t-il dit,  pour des raisons d’Etat.

Une demande qui n’est pas contraire aux intérêts de la partie civile, a indiqué Me Emmanuel Oko, l’un des avocats de l’Etat. Sans avoir les mêmes sentiments que la partie civile, Me Éric Yvon Ibouanga, un des avocats-conseils d’André Okombi Salissa, a reconnu que le ministère public était le responsable de cette procédure. Il a dit ne pas avoir les mêmes sentiments que la partie civile car, l’accusé est en détention depuis près de vingt-quatre mois.

« Nous n’objectons pas à cette demande de report parce que c’est l’accusation qui nous a présenté le dossier de fixation d’audience et nous nous sommes préparés pour cela. Maintenant, nous souhaitons qu’il y ait une sérénité parce que vous ne connaissez pas les conditions dans lesquelles notre client est détenu. C’est pour cette raison que nous souhaitons qu’il vous plaise de bien vouloir renvoyer l’audience à une date ultérieure en tenant compte du fait que M. André Okombi Salissa est en détention depuis près de vingt-quatre mois, en violation des dispositions que vous connaissez », a plaidé Me Ibouanga.

Après avoir écouté toutes les parties prenantes dans cette affaire, le premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, Christian Oba, n’a pas tergiversé. « L’observation du procureur général acquiert l’attention de la cour puisque vous évoquez des raisons d’Etat. C’est vous l’accusateur, la Cour ne voit pas comment débattre cette affaire sans vous », peut-on résumer la décision du renvoi de l’affaire à la prochaine audience.

Notons que l’ancien ministre et député de Lékana, dans le département des Plateaux, candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016, est en détention provisoire depuis son arrestation, le 23 janvier 2017.

S’agissant de l’ambiance autour et dans l’enceinte du Palais de justice, voire dans la salle d’audience, l’atmosphère a été quelque peu détendue par rapport au procès du général Jean-Marie Michel Mokoko lors duquel la presse avait maille à partir avec des éléments de la force publique.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

L’accusé André Okombi Salissa dans la salle d’audience, le 17 janvier /DR

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