Environnement : les pluies diluviennes font l’objet d’une réflexion

Lundi 21 Janvier 2019 - 19:26

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A la suite de l'averse du 5 au 6 janvier à Pointe-Noire, une rencontre a réuni, le 21 janvier, sous l'égide de Jean François Kando, maire de la ville, les maires d’arrondissement, les chefs de quartier et les représentants de la force publique.

La ville de Pointe-Noire connaît, ces dernières années, des inondations sans précédent. La pluie du 5 au 6 janvier a provoqué des inondations, des érosions et des dégâts matériels dans de nombreux quartiers. Cette situation est la conséquence d’un certain nombre de comportements, notamment l’occupation anarchique des lits mineurs des rivières par des citoyens inciviques ; le remblayage des zones marécageuses qui servaient de bassins de rétention des eaux pluviales avant leur écoulement vers la mer par certaines sociétés et propriétés  privées ; l’utilisation des cours d’eau comme dépotoirs par certains habitants, etc.

 Pour éviter de nouvelles catastrophes lors des prochaines pluies, plusieurs actions urgentes sont envisagées par la mairie, à savoir établir une cartographie des zones critiques rivière par rivière, en précisant l’intensité du phénomène (par exemple, pont sur l'avenue Maloango, pont de Bakadila et celui de la case du parti sur l’avenue Félix-Tchicaya) et fixer leur priorité pour  une future prise en charge dans le cadre des solutions à donner ; actualiser et vulgariser la cartographie des occupations anarchiques des emprises des exutoires naturels ; sensibiliser la population riveraine à travers les médias, les responsables d’association et les politiques, négocier avec les entreprises de génie civil pour la mise à disposition du matériel adéquat, maintenir et intensifier les opérations de curage des caniveaux à travers la ville et autres.

Jean François Kando a fait savoir que la pluie du dimanche a été inédite et toute la ville était totalement dans l’eau.« La Constitution du 25 octobre 2015 dispose, en son article 53, que les biens de l’Etat sont sacrés, les biens du domaine public sont inaliénables, incessibles, imprescriptibles et insaisissables. Tout citoyen a le droit de les respecter et de les protéger. L’article 5 de la loi n°9-2004 du 26 mars 2004, portant code du domaine de l’Etat, stipule que les eaux et les ressources naturelles du sol et du sous-sol marin, fluvial et terrestre font partie intégrante du domaine public », a-t-il signifié.

Faustin Akono

Légendes et crédits photo : 

Photos Adiac: 1- La tribune officielle; 2- Une vue des participants à la réunion

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