Quartier "Mille logements" : les occupants illégaux du module II sommés de déguerpir

Lundi 21 Janvier 2019 - 19:58

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Le conseil municipal de la commune de Kintélé, que préside Mensah Sassou N’Guesso, a exprimé le 19 janvier, à l’hôtel de ville de Brazzaville, sa volonté de faire partir les occupants anarchiques du second moduledes "Mille logements".

Les modules I et II des "Mille logements" avaient été construits pour reloger les familles sinistrées du drame du 4 mars 2012 provenant des quartiers Mpila, Ouenzé et Talangaï. Les affectations des familles ne concernent pas les maisons du module I, fortement habitées.

Par contre, au niveau du module II, les inciviques et anarchistes ont occupé ces maisons et se sont implantés. L’évidence des démarches atteste que plusieurs d'entre elles ont été vandalisées et d’autres servent de fonds de commerce aux individus et bandes mafieuses organisées, dont les poursuites judiciaires sont envisagées.

Ces occupants illégaux, après avoir reconnu leur situation irrégulière, ont sollicité la clémence du maire de Kintélé, afin que les mesures de grâce leur soient accordées. « L’opération vise plutôt le second module conformément à la note circulaire n°0015 du 17 janvier 2019 dans laquelle, il a été demandé, après enquête, aux occupants illégaux de libérer les cases sous peine de leur déguerpissement par la force publique », a indiqué la commune de Kintélé, lors d'une mise au point sur ce dossier.

Selon une autre source, le quartier Mille logements, module II, situé à Kintélé, serait devenu le refuge des bandits qui y perpétuent des actes de vol, de braquage et même de viols. Très récemment, les habitants aux alentours ont lancé un appel aux pouvoirs publics, afin qu’ils prennent des dispositions pour vaincre l’insécurité et l’érosion qui se sont ouvertes et gagnent du terrain.

Signalons que l’administration a l'obligation d’appliquer les textes légaux. Le maire de Kintélé, en tant que dépositaire du pouvoir de l’Etat, sous l’autorité du préfet à qui il rend compte, a le devoir de protéger le domaine public, conformément à l’article 51 de la loi n°9-2004 du 26 mars 2004 qui dispose : « Le domaine public est la propriété de l’Etat. Il n’est pas susceptible d’appropriation privée. Il est insaisissable, inaliénable et imprescriptible ».

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

Une vue partielle des autorités lors de la mise au point/Adiac

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