Enseignement supérieur : deuxième jour de tension à l’UPN

Mardi 12 Février 2019 - 17:26

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Le mouvement mené par le corps scientifique qui réclame le paiement de ses arriérés de salaires et le départ du recteur a été confronté à la brigade estudiantine, déterminée à empêcher les manifestations et à protéger les biens de l’université.

Une forte tension s’observe depuis le 11 février à l’Université pédagogique nationale (UPN) , dans la commune de Ngaliema. Le corps scientifique revendique le paiement de ses arriérés de salaires et réclame le départ du recteur de cette institution d’enseignement supérieur et universitaire, Pèlerin Kimwanga Nkeny. 

A la deuxième journée de ces manifestations, des assistants et chefs de travaux, poursuivant leurs revendications, ont été confrontés à la brigade estudiantine qui voulait les empêcher de tenir leur sit-in devant le rectorat. A l’issue de cet accrochage, s'en est suivi un jet de pierres entre les étudiants et leurs brigadiers.  Le bilan fait état de quelques blessés parmi lesquels les étudiants et les enseignants, pris en charge dans les formations médicales. 

Certains étudiants se sont joints à leurs enseignants qui réclament le départ du recteur à qui ils imputent notamment leur manque à gagner ainsi que le payement par les étudiants des frais académiques au taux de 920 francs congolais le dollar américain ainsi qu’une gestion calamiteuse de cette alma mater. Selon les manifestants, ils auraient également accumulé plusieurs mois d’arriérés de salaires et des frais de transport.

Au premier jour de ces manifestations, le recteur de l’UPN semblait minimiser la situation, se disant surpris par la présence, dans cette institution, de certains cadres scientifiques nommés sans respect des procédures. Pour lui, les manifestants étaient donc parmi ces cadres dont la majorité était également sous sanctions disciplinaires. « Mais, au deuxième jour des manifestations, la situation semble s’empirer davantage et exige une intervention urgente de l’autorité pour rétablir la paix sociale dans cette institution où les cours et autres activités sont perturbés », a soutenu une source proche de cette institution universitaire.

Lucien Dianzenza

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