Basket : actualités des Africains de la NBA

Jeudi 14 Mars 2019 - 21:07

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La saison régulière de la NBA tire vers la fin et la course aux play-offs devient plus serrée. Les Africains continuent à s’illustrer et à de plus en plus occuper les premiers rôles dans leurs équipes respectives.

Joel Embiid, le retour du patron

Au coude à coude aux troisième et quatrième places de la conférence Est, les Indiana Pacers et les Philadelphia 76ers se retrouvaient pour un choc crucial dans la lutte pour l’avantage du terrain en play-offs. A cette occasion, les Sixers enregistraient le renfort bienvenu de leur pivot camerounais, Joel Embiid, qui avait manqué les huit matchs disputés depuis le All-Star  en raison d’une blessure au genou. S’ils ont réussi à limiter les dégâts sur cette période (quatre victoires, quatre défaites), les Sixers ne sont évidemment pas la même équipe lorsque le Camerounais est sur le terrain, comme on a encore pu le vérifier.

En manque de rythme et maladroit en début de match, Embiid a ainsi progressivement posé son empreinte sur la rencontre, posant des problèmes insolubles à la défense des Pacers, pourtant fournie en joueurs solides à l’intérieur (Myles Turner, Thaddeus Young, Domantas Sabonis, Kyle O’Quinn). A lui seul ou presque, Embiid a ainsi remporté la bataille de la raquette, forçant ses adversaires directs à accumuler les fautes, sans l’empêcher de scorer (trente-trois points au final). Et son apport défensif a également été important, puisqu’au total, les quatre intérieurs utilisés par Indiana n’ont inscrit que trente points dans cette rencontre, remportée par les Sixers. Joel Embiid a ainsi rappelé à tout le monde qu’il était bien l’atout maître de Philadelphie, celui qui, plus que n’importe qui, peut permettre aux fans pennsylvaniens de rêver de grands play-offs à venir.

Ibaka perd son sang froid et se fait exclure

Après la défaite de Milwaukee à San Antonio, Toronto, en déplacement à Cleveland au lendemain d’une victoire à Miami, avait l’occasion de se rapprocher de la première place de la conférence Est. Mais les Raptors ont implosé dans l’Ohio (101-126) face à une équipe qui ne joue plus grand chose cette saison, mais reste un ennemi intime de la franchise canadienne, puisqu’elle fut son bourreau en play-offs ces trois dernières années.

Cleveland qui a lourdement chuté cette saison et ne jouera pas les playoffs, s’est offert un petit plaisir en dominant Toronto, qui a remarquablement perdu ses moyens dans une ambiance électrique. Le troisième quart-temps fut ainsi marqué par un début de bagarre provoqué par le Congolais Serge Ibaka. Suite à un contact avec Marquese Chriss, l’intérieur congolais a violemment agressé son adversaire, lui assénant plusieurs coups de poing avant de se faire logiquement exclure. Un signe de fébrilité que n’auront pas manqué de relever les autres prétendants au trône de l’Est.

Pascal Siakam favori pour le trophée de joueur ayant le plus progressé

L’intérieur camerounais des Raptors a franchi un cap lors de cette saison pour devenir aujourd’hui un favori pour le trophée de « Most Improved Player ». Choisi en fin de premier tour lors de la draft 2016, l’intérieur camerounais a connu une progression constante, comme cela avait été le cas pendant ses deux années à New Mexico State. Passé de 4.2 points par match en rookie, à 7.3 points en sophomore pour dépasser les seize points de moyenne sur la saison 2018-2019, le natif de Douala tourne à 21.4 unités sur ses dix derniers matchs. Et nul ne sait pour l’heure où se situe sa limite. Sur ce point, Pascal Siakam s’est notamment inspiré de son coéquipier et ami Fred VanVleet, non drafté en 2016 mais qui a eu les reins suffisamment solides pour se faire une place en NBA. Le meneur y est parvenu grâce à un mental d’acier et cette capacité à se concentrer sur le prochain tir. Fred VanVleet a, d’ailleurs, beaucoup aidé Pascal Siakam dans l’approche des rencontres d’un point de vue psychologique et le résultat se voit aujourd’hui sur le parquet. Au point que personne ne voit qui pourrait empêcher au Camerounais de remporter le trophée de joueur ayant le plus progressé.

Giannis Antetokoumpo en calibre MVP

Qui succédera à Rudy Gobert pour le trophée de meilleur défenseur de l’année ? Le Français est un candidat très sérieux à sa propre succession tant il pèse sur le jeu de son équipe Utah Jazz, mais la compétition est très ouverte, et son adversaire numéro un n’est autre que le Nigérian d’origine, Giannis Antetokounmpo. Déjà favori pour le titre de MVP, le Grec pourrait s’offrir le doublé, un exploit que seuls Michael Jordan et Hakeem Olajuwon ont réussi dans l’histoire de la NBA. Au-delà de l’avis du coach, il y a des faits. Tout d’abord, l’équipe de Milwaukee Bucks possède la meilleure défense de la NBA avec 104.3 points encaissés sur cent possessions. Le Jazz de Rudy Gobert est à 108.8 points encaissés sur cent possessions, et il ne serait pas illogique que les votants récompensent le meilleur défenseur de la meilleure défense de la NBA.

Ensuite, il y a les chiffres individuels. Giannis Antetokounmpo est dans le Top 15 des meilleurs contreurs de la NBA avec 1.48 contre par match, et proche du Top 30 des meilleurs intercepteurs avec 1.36 interception par match. Seuls Andre Drummond et Anthony Davis font mieux. Enfin, il y a évidemment l’impression visuelle. Par son envergure et sa polyvalence, Giannis Antetokounmpo gêne considérablement les extérieurs comme les intérieurs. Il fait partie des joueurs qui gênent le plus les tirs à 3-points et bien souvent on le retrouve dans un rôle de « libéro ». Le Grec flotte en défense pour venir aider sur une pénétration, ou combler une brèche. Sans oublier bien sûr sa protection du cercle, que ce soit pour gêner les tirs ou carrément les contrer.

Boris Kharl Ebaka

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