Le sport : un frein à l’école buissonnière ?

Jeudi 21 Mars 2019 - 20:27

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En favorisant l’estime de soi et l’esprit d’équipe, le sport réduirait le risque d’absentéisme à l’école, notamment chez les jeunes défavorisés. Et au-delà de l’étiquette de la délinquance, comment expliquer l’absentéisme ? 

En plus de ses nombreux bienfaits pour la santé, le sport sert aussi de vecteur de mixité sociale. Ainsi, selon des chercheurs de Miami (Floride, Etats-Unis), les enfants issus de milieux défavorisés sont plus assidus à l’école en cas de pratique régulière de sport. En parallèle, les conduites à risque reculent auprès de cette population : précisément, les courbes de la consommation de drogues et l’incidence des grossesses non désirées chutent. Des résultats obtenus en suivant trois cent soixante mille jeunes new-yorkais pendant sept ans.

Absent = rebelle ?

L’absentéisme est un phénomène universel. En France, l’absentéisme correspond à « quatre demi-journées d’absence par mois ». A partir de dix demi-journées, on parle d’absentéisme lourd. Mais quelles sont les raisons ? Dans les idées reçues, l’école buissonnière reste fréquemment associée à la rébellion… l’absentéiste à « un délinquant potentiel », renseigne la chercheuse Sophie Cristofoli, ingénieure d’étude pour le ministère de l’Education nationale. S’il se vérifie dans certains cas, ce raccourci met de côté la notion « de malaise, voire de mal-être de l’élève ».

Des critères précis entrent en ligne de compte pour expliquer l’absentéisme, au niveau de la structure familiale et du confort matériel. Ainsi, les jeunes dont les parents ont des professions peu qualifiées et un faible niveau d’études ont plus tendance à ne pas venir à l’école. Idem quand le jeune n’a pas de chambre à lui ou peu d’accès aux livres à la maison. Enfin, les enfants victimes de violences (moqueries, humiliation, harcèlement, bagarre …) sèchent aussi plus fréquemment les cours.

La question des motifs de l’absentéisme importe, étant donné l’impact sur l’avenir des jeunes. En France, « plusieurs études, menées depuis plus de vingt ans, ont montré que l’absentéisme des élèves était souvent précurseur de la déscolarisation ou du décrochage scolaire ».

 

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