Portrait : Mireille Kabanabandza ou le parcours d’une autodidacte

Jeudi 21 Mars 2019 - 20:00

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Née à la fin des années 1960 à Brazzaville, Mireille Olga Kabanabandza est mariée et mère d’une fille. Elle est actuellement coordonnatrice exécutive du programme concerté pluri-acteurs (PCPA) Congo. Sans aucune formation académique au préalable, elle a appris l’art de gérer sur le tas.

Après un baccalauréat en série D, Mireille Olga Kabanabandza s’est lancée dans des activités liées à sa confession. A cet effet, elle occupa le poste de secrétaire de la pastorale des jeunes, une activité qui lui permit d’entrer en contact avec le forum des jeunes entreprises du Congo. Par la suite, elle s’intéresse à des formations données sur l’initiative privée et la création d’entreprise pour les jeunes où elle a postulé, en 1998, au poste d’animatrice sociale dans le cadre du micro programme en milieu urbain.

« C’est de là que j’ai démarré avec mon projet professionnel, simplement avec un baccalauréat en poche. Mon avantage, c’est que j’avais une bonne connaissance de la langue française à l’écrit comme à l’oral, en plus d’une bonne élocution et d’un excellent sens du relationnel », se remémore-t-elle.

Après deux ans d’animation, Mireille Kabanabandza obtint des contacts privés jusqu’à être recrutée par le GRET-Congo pour participer au grand programme microréalisation en milieu urbain, de 2002 à 2006. Ensuite, elle a travaillé durant une année pour le programme VIH/sida, avant de repartir au GRET pour un bref moment. Peu de temps après, elle postule au PCPA et y est recrutée au poste de coordonnatrice depuis 2008.

Dans le cadre de ce programme, sa mission consiste à se charger des activités de gouvernance, c’est-à-dire rendre compte de l’ensemble des réalisations au comité de pilotage, tout en participant aussi à la collecte des orientations de ce comité en termes de programmation des activités et des enjeux sur lesquels le programme doit plancher.

Comme dans tout métier, il y a toujours des contraintes. Mireille Kabanabandza ne se focalise pas sur les caprices de quelques personnes machistes qui ne le lui font pas directement savoir mais, se comportent de façon assez incohérente à son égard. « Au final, je me résouds toujours à faire mon travail car c’est pour cela que j’ai été nommée à ce poste. Dans l’ensemble, je crois que mes efforts et mon engouement dans ce que je fais sont reconnus et respectés, sinon je ne serai pas toujours là où je suis aujourd’hui », a-t-elle évoqué.

En conciliant sa carrière professionnelle et sa vie familiale, elle s’efforce toujours de trouver l’équilibre. Femme déterminée avec des valeurs et des principes, Kabanabandza demeure très engagée dans la justice sociale et l’amélioration des conditions de la société.

Pour la petite histoire, le PCPA est un programme de renforcement de capacité de la société civile,  mis en œuvre grâce au financement de l’Agence française de développement et l’Union européenne au Congo. Leur cheval de bataille, soutenir la société civile dans sa lutte contre la pauvreté et les inégalités dans le pays. Avec actuellement cent quarante-trois membres adhérents dont dix-neuf en France et cent vingt-quatre au Congo, ce programme travaille essentiellement avec les organisations de la société civile, membres et non membres du PCPA mais également avec les collectivités locales et les ministères concernés par ces organismes tels que les ministères du Plan, des Affaires étrangères et des Affaires sociales.

Le PCPA apporte ainsi de petits financements aux organisations de la société civile, membres du programme, en vue de mettre en œuvre les activités qu’elles soumettent au programme.

Jessica Atipo

Légendes et crédits photo : 

Mireille Olga Kabanabandza

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