Amérique Latine : les États-Unis attaquent le Venezuela et enlèvent son président

Dimanche 4 Janvier 2026 - 9:45

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimable

Plusieurs pays ont dénoncé l’intervention de l’armée américaine au Venezuela dans un contexte de mise en scène par Washington de la force unilatérale au détriment du droit.

 

Dans une attaque d'ampleur perpétrée dans la nuit du 2 au 3 janvier à Caracas, les forces américaines ont capturé puis transféré le président vénézuélien, Nicolas Maduro et son épouse, à New York, le lendemain.

Commentant l’événement le président des États-Unis, Donald Trump, a félicité ses soldats pour le « succès » de l’opération, ajoutant que son pays pourra davantage « s’impliquer dans la gestion de l’industrie pétrolière du Venezuela ».

Cette déclaration du chef de la Maison Blance fait dire à beaucoup d’observateurs que les accusions de narco-terrorisme portées contre le président Maduro, et pour lesquelles il devra comparaitre les jours à venir devant la justice américaine ne sont qu’un prétexte utilisé par Washington pour s’emparer des ressources énergétiques du pays.

De par le monde les dirigeants ont dénoncé une opération « illégale » et « inadmissible » qui viole le droit international et met en péril l’équilibre des nations. Les réactions les plus significatives allant dans ce sens sont venues de Chine, de Russie, d’Iran, de Cuba, du Brésil, de la Colombie et du Mexique. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, y voit un « dangereux précédent ».  

Sur place au Venezuela la Vice-présidente, Delcy Rodriguez, a été désignée par la Cour suprême samedi pour assurer l’intérim du pouvoir présidentiel. Caracas considère toujours Nicolas Maduro comme le président légitime et appelle à sa libération.

Des doutes persistent cependant sur les intentions réelles de Donald Trump quant à la suite qu’il compte donner au futur du Venezuela alors même que d’autres pays d’Amérique du Sud, parmi lesquels la Colombie, se disent menacés par Washington.

Les Dépêches de Brazzaville

Notification: 

Non