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Béances

Samedi 6 Août 2022 - 18:45

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A quelques semaines de la fin de la saison sèche et du début de la saison pluvieuse, Brazzaville ne semble pas être parvenue à boucher les crevasses le long des artères de ses neuf arrondissements. Il est possible que des endroits colmatés, il y a quelque temps, ne résistent pas à la furie des eaux qui entreront en action courant le mois d’octobre, peut-être plus tôt, quand bien même pour l’heure les prévisions météorologiques concernant la capitale sont moins alarmantes. 

Les nids de poule sont, chacun le sait, un vrai cauchemar pour les usagers. Ils participent à l’accumulation des embouteillages et créent de la tension parmi les automobilistes. Il est aussi courant qu’ils soient la cause d’accidents. Alors même que le projet de pavage des rues s’exécute dans plusieurs quartiers avec un soulagement constaté des Brazzavillois, l’autorité municipale est interpellée sur l’entretien des voiries abimées tant il est vrai que mieux elle s’y prendra à temps, moins la note à débourser pour ces travaux de surface sera lourde.

Justement la note : lors d’un exposé en novembre 2021, devant le bureau du Sénat, la chambre haute du Parlement, le maire de Brazzaville faisait écho à une difficulté majeure rencontrée par ses services dans le recouvrement des recettes. Quand elles étaient assemblées et reversées au Trésor public- orthodoxie oblige-, leur rétrocession à la mairie n’allait pas de soi, expliquait-il. Le premier citoyen de la capitale ajoutait qu’avec la création du guichet unique, la tutelle financière nationale ne faisait plus la différence entre « les impôts d’Etat et les impôts locaux ».

La mesure gouvernementale était sans doute dictée par la dureté de la crise économique et financière à laquelle s’était couplée la crise sanitaire de covid-19 rendant aléatoire la mobilisation des fonds nécessaires pour répondre aux besoins de souveraineté. Les effets pervers de ces conjonctures ne sont certainement pas tous conjurés à ce jour. Néanmoins un léger frémissement est perceptible du côté de l’exécutif à travers l’adoption, il y a peu, d’un collectif budgétaire assez réconfortant pour la dépense publique.

Et s’il se traduisait par le desserrement d’un certain nombre d’étaux dont dépend le quotidien des Congolais dans leurs villes d’habitation !    

Les Dépêches de Brazzaville

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