Colonies de vacances : Émilienne Raoul apprécie le regroupement des jeunes à Djambala

Samedi 17 Août 2013 - 13:12

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En mission dans le département des Plateaux du 7 au 9 août, la ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité a visité les différents compartiments du camp qui accueille près de trois cents jeunes dont l’âge varie entre neuf et seize ans

La ministre Émilienne Raoul a apprécié l’initiative de son collègue de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Anatole Collinet Makosso, qui regroupe du 6 au 21 août des jeunes venus de tous les départements du Congo ainsi que de la diaspora à Djambala, chef-lieu des Plateaux, à la faveur d'une colonie de vacances. Ils participent sur place à divers jeux et excursions afin de partager des moments de convivialité et de brassage social.

Après une visite guidée des différentes tentes et des autres installations d’accueil, Émilienne Raoul a rappelé que c’était la première fois depuis plus de deux décennies qu’on organisait des colonies de vacances officielles au Congo. Elle s’est également rendu compte qu’il n’y avait pas que des enfants riches mais aussi des jeunes de toutes les conditions sociales, y compris trois de France. « La première nuit, semble t-il, a été difficile, mais ils sont maintenant dans le bain, la colonie de vacances sert au brassage des jeunes, et je pense que les enfants, quand ils quitteront Djambala, garderont un bon souvenir. Nous pensons que les autres années, le ministre Collinet Makosso aura les moyens pour multiplier ce genre de colonies dans d’autres départements, parce que ce n’est pas facile de nourrir ces jeunes, les loger et les encadrer », a-t-elle rappelé.

S’adressant aux animateurs et encadreurs, elle les a exhortés à emmener les jeunes au contact de la population dans les villages afin qu’ils puissent se faire une idée de la manière dont les paysans fabriquent et cultivent certains produits, comme la farine de manioc (foufou), le vin de palme, le manioc et l’igname. Toutes ces activités du milieu rural, a-t-elle ajouté, les enfants ne les connaissent pas. « C’est l’occasion pour eux de voir comment on tresse les matières végétales pour la construction des maisons parce que ces pratiques sont en train de disparaître, ce sont ces enfants qui pourront garder  toute cette tradition pour la transmettre plus tard. Organisez des ateliers d’apprentissage sur les techniques traditionnelles, artisanales qui se font dans le département des Plateaux, cela est très important parce qu’ils pratiquent souvent des activités ludiques, surtout ceux qui viennent de France. Nous allons participer, contribuer à la transmission de ces pratiques traditionnelles », a conclu la ministre des Affaires sociales.

Interrogé sur le critère de choix des participants, le secrétaire général de la colonie de vacances Djambala 2013, Augustin Nombo, a répondu que ces jeunes avaient été sélectionnés par rapport à leur niveau social et surtout leurs résultats scolaires : « Nous avons pris les meilleurs enfants du Congo pour qu’ils puissent un jour dire qu'ils étaient à Djambala, ce que nous n’avons pas connu. L’objectif principal est de vivre ensemble sans complexe en milieu jeune. Tous ces jeunes partiront un jour avec une expérience de vie parce que parfois ils ont oublié dans leurs foyers d’être avec les autres, surtout pour les autochtones dont la situation au niveau des familles est très précaire et d’autres qui ont une situation très élevée. »

Parfait-Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Photo : Émilienne Raoul s'entretenant avec un jeune de la diaspora. (© Adiac) Photo : Les jeunes participant à la colonie de vacances à Djambala. (© Adiac)