Consultations des forces vives. Jean Pierre Wafuana : « Le chef de l’Etat se donnera les moyens pour aller de l’avant et concrétiser sa vision »

Jeudi 19 Novembre 2020 - 18:43

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Pour expliciter les ambitions, la vision politique ainsi que les priorités du président de la République, il n’y a pas mieux que son directeur de la communication qui, dans une récente interview sur Numérica TV, a longuement épilogué sur les enjeux politiques de l'heure. 

 

A chaque fois qu’il en a l’occasion, il explique aisément les enjeux, rassure et convainc, sans trop forcer la note. Un exercice qu’il affectionne et qui renvoie à son travail de décrispation. Intervenant en début de semaine sur Numérica TV, Jean Pierre Wafuana a épilogué longuement sur les consultations initiées par le chef de l’Etat qui, de son point de vue, devraient permettre de créer les conditions devant lui permettre d’exercer pleinement son pouvoir. « Il faudra que le chef de l’Etat se donne les coudées franches pour pouvoir gouverner », a tempêté Jean Pierre Wafuana.

Cela passe inévitablement par l’appropriation d’une majorité parlementaire dont les jalons sont en train d’être posés par l’Union sacrée de la nation en gestation. Le but, à en croire ce proche collaborateur du chef de l’Etat, n’est pas de créer une sorte d’unanimisme autour de Félix Tshisekedi, mais de forger un consensus sur la base des vœux exprimés par les forces vives de la nation. Ce qui, a-t-il dit, donnera au chef de l’Etat un aperçu sur la manière dont il envisage le reste de son mandat. Et de préciser que ces consultations ne sont pas exclusives, mais plutôt une main tendue aux compatriotes qui veulent aider le chef de l’Etat à concrétiser sa vision.             

Aujourd’hui, a-t-il fait remarquer, une tendance s’est nettement dégagée en faveur de cette Union sacrée qui ne cesse de susciter des adhésions massives. En effet, beaucoup de Congolais ont mordu à l’appel patriotique du chef de l’Etat et entendent l’accompagner dans la matérialisation de sa vision après le constat d’échec de deux années de gestion de la coalition au pouvoir, a indiqué Jean Pierre Wafuana. Deux années de stagnation qui se sont révélées, à la fin, une perte de temps et d’énergie. « Il était temps de marquer un temps d’arrêt, de changer de fusil d’épaule », lâche le communicateur tout en stigmatisant l’inutilité du cadre de concertation FCC-Cach qui n’a jamais joué son rôle en tant que mécanisme de régulation et de résolution des conflits dans le cadre de ce partenariat politique. Quand bien même Félix Tshisekedi et Joseph Kabila tentaient d’arrondir les angles, la tension ne faiblissait pas. Les divergences dans l’approche de certaines questions d’intérêt national étaient trop énormes qu’elles affaiblissaient la coalition.

Pour Jean Pierre Wafuana, le blocage est l‘apanage du FCC qui s’évertue, après dix-huit années de gâchis, à saper les actions du chef de l’Etat. L'accord de la coalition n’aide pas non plus le pays à avancer, a-t-il constaté. Le cas du ministre des Finances, d’obédience FCC, est patent. Balayant d’un revers de main les allégations de dépassement budgétaire (14000%) imputées à la Présidence de la République, Jean Pierre Wafuana évoque un manque criant de solidarité gouvernementale et pointe un doigt accusateur sur la gestion de l’ancien régime avec, à la clé, le vote au Parlement majoritairement FCC d’une allocation exorbitante (680000 USD) octroyée au président de la République sortant.     

Le directeur de communication du chef de l’Etat salue, par ailleurs, l’option prise par certains de ses cadres ayant traversé la rue pour soutenir la démarche du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Ce dernier, en plus de l’adhésion populaire déjà perceptible, est en quête, cette fois-ci, d’une adhésion politique. Toutefois, Jean Pierre Wafuana met en garde tous ceux qui développent l’illusion d’un partage du gâteau à l’issue des consultations. Fort des avis et considérations recueillies auprès de ses différents interlocuteurs, le chef de l’Etat se donnera les moyens pour aller de l’avant, concrétiser sa vision, et donner au peuple ce qu’il demande, la paix, le pain, la sécurité, etc.    

Alain Diasso

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