Consultations présidentielles : le Miss dit ne rien attendre

Mardi 24 Novembre 2020 - 16:21

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Le mouvement exhorte plutôt à une mobilisation visant à mettre fin à plus de vingt années de tueries dans certaines parties du pays dont les provinces de l’Est.

 

Dans une réaction faite le 23 novembre à la veille de la clôture des consultations menées depuis trois semaines par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a été précédée, deux jours plus tôt, par le « meeting aérien » des avions de chasse angolais au-dessus de Kinshasa, le Mouvement des indignés de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (Miss-RDC) a dit ne rien attendre « des consultations éparpillées et autres démonstrations des forces ».

Ce mouvement citoyen appelle, par ailleurs, à une mobilisation pour mettre fin à plus de vingt années de tueries dans certaines parties du pays dont les provinces de l’Est. « Mobilisons-nous pour notre sécurisation en vue de mettre fin aux tueries. Il faut nous doter, en urgence, des outils judiciaires contre l’impunité », a indiqué le Miss-RDC, faisant ainsi allusion au Rapport Mapping des Nations unies.

Ce mouvement, rappelle-t-on, contrairement aux députés du caucus Grand Nord-Kivu, qui avait proposé, à l’issue de ces consultations présidentielles, de placer un natif du coin à la tête des opérations Sokola 1, a insisté notamment sur la purge au sein de l’armée ainsi que la mutation des troupes et une table ronde spéciale sur les questions sécuritaires à Goma. Le Miss-RDC a recommandé de placer sur les terrains des militaires non originaires du coin, en envoyant ceux du terroir dans d’autres parties de la RDC ou le remplacement des troupes par les militaires non originaires de l’est du pays. Ces Indignés rappellent au chef de l’Etat ses promesses de campagne dont la mise en place de l’état-major des armées dans l’est du pays, dans la ville de Goma. « Le président Tshisekedi consulte, la Cénco consulte, Kabila consulte... pour le partage du gâteau. Qui consulte pour Minembwe, l’expulsion Karega, le rapport Mapping, les tueries à Beni, Ituri, Itombwe, Rutshuru, Goma,... ? », se sont interrogés ces activistes.

Lucien Dianzenza

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