Coronavirus : et si la catastrophe annoncée était derrière nous ?Jeudi 28 Mai 2020 - 19:15 Entre pic, plateau et décrue, Baromètre a pris la température de la covid-19 au chevet de la République du Congo et le malade serait en voie de guérison. Ce que chacun espère.
Avocat au barreau de Pointe-Noire, Me Lionel Kalina a décrypté, entre le 14 mars et le 25 mai, l’ensemble des chiffres donnés, jour après jour, des cas positifs déclarés pour en suivre l’évolution et précise : « J’ai observé des pics en dents de scie mais qui laissent à penser que le mal est peut-être effectivement derrière nous. Certes, le nombre de cas déclarés positifs est en augmentation mais cela peut s’expliquer en partie par une augmentation progressive des capacités de dépistage à la covid-19, qui sont passées à un peu moins de cent tests/jour à environ deux cent cinquante tests/jour pour les villes de Brazzaville et Pointe-Noire cumulées, et pour l’autre partie par une désinvolture de la population dans le respect des mesures barrières. J’observe, malgré tout, qu’entre le 14 et le 25 mai, la moyenne des nouveaux cas testés positifs s’élève à un peu plus de neuf nouveaux cas par jour. C’est un signe encourageant et il l’est d’autant plus que le taux de létalité de la maladie, qui est le pourcentage de décès au regard du nombre de contaminations répertorié, se situe dans une moyenne raisonnable 3,2% contre 6,2 % au niveau mondial et 3,03% au niveau africain. Quand bien même ce taux est supérieur à celui de l’Afrique centrale, qui affiche 2,9% de taux de létalité, on peut dire que la pandémie est gérée, en dépit de la modestie des moyens dont on dispose de manière satisfaisante au Congo.» Ces voyants verts et porteurs d’espoirs ne doivent cependant en aucun cas inciter la population à baisser la garde, tel un boxeur, dans la lutte contre la covid-19 où la vigilance reste de mise pour stabiliser ces résultats et, mieux encore, viser à les améliorer. A cet effet, Baromètre.cg avertit : « Le risque est la seconde vague tant redoutée et elle pourrait survenir si nous relâchons l’éducation de la population sur les gestes barrières, sans compter qu’il faut maintenir la surveillance épidémiologique avec l’imminence de l’ouverture des frontières sans négliger les mesures de quarantaine préventive instaurées en milieu pétrolier ».
Philippe Edouard Légendes et crédits photo :Maintenir l'éducation de la population sur les gestes barrière Notification:Non |