Droits de l’enfant : le Samusocial mène la campagne de vulgarisation des textes

Mardi 24 Novembre 2020 - 17:50

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La Samusocial Pointe-Noire, point focal du Réseau des intervenants dans le phénomène des enfants en rupture, a organisé le 20 novembre à son siège à Mpita, dans le premier arrondissement Lumumba, un atelier de sensibilisation aux droits de l’enfant, dans le cadre de la célébration du 31e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant.

L'ONG, qui a le but principal de venir en aide aux enfants et jeunes en situation de rue, s'est engagée à rendre publics les droits de l'enfant pour essayer de reduire le nombre d'arrivée dans la rue. Ce nombre est passé de 132 à 210 en moyenne par année depuis 2015. Trois sous-thèmes ont constitué l’objet des échanges notamment, ‘‘La violence intrafamilial et en rue’’, ‘‘Le dispositif d’alerte’’ et ‘‘La garde de l’enfant’’. Ces thématiques ont été développées respectivement par le procureur de la République près le tribunal des enfants, Mamoni Goma Jessica, Ulrick Mahoungou, chef de la circonscription sociale de Ngoyo, représentant la directrice des affaires sociales de Pointe-Noire, et Arle Ntonta, directeur des opérations du Samusocial.

Saluant la présence des autorités locales, de la force publique, des responsables des hôpitaux, des services sociaux et des représentants communautaires a cet atelier, le directeur du Samusocial Pointe-Noire, Raphaël Ellul, a reconnu l’existence des droits qui protègent l’enfant en République du Congo mais, faute de leur non-application, les enfants et jeunes sont toujours victimes des exactions physiques et sexuelles en milieu familial et policière. Il a également souligné le manque d’un centre d’éducation provisoire pour mineurs. En cas d’infraction, ils sont incarcérés dans les prisons avec les adultes. Les exposés des conférenciers ont permis à l’auditoire de découvrir certains droits fondamentaux de l’enfant, les différentes violations et les sanctions à infliger à des contrevenants, contenus dans la loi Potignon, une loi qui protège l’enfant en République du Congo.

Dans son intervention, le procureur de la République près le tribunal des enfants a évoqué quelques droits de l’enfant, à savoir le droit d’être protégé de toutes formes de discrimination, le droit à l’acte de naissance et la bonne alimentation, le droit de libre expression de l’opinion, le droit aux loisirs... S’agissant de la garde de l’enfant, elle a signifié que l’âge de l’enfant importe peu. Ce qui compte, c'est l’intérêt de l’enfant. En effet, après la séparation d’un couple, a-t-elle ajouté, le tribunal peut désigner la garde de l’enfant à la mère ou au père, cela dépend du statut de chacun et du bien-être de celui-ci.  

Parlant de la violence intrafamiliale, l'une des principales causes de la sortie en rue des enfants, Arle Ntonta a indiqué que les enfants méritent d’être aimés. « Les enfants ne sont pas les mêmes, chaque enfant dans une famille a son comportement. C'est ainsi que les parents doivent prendre le temps de les écouter », a dit le directeur des opérations du Samu social.  Et de poursuivre que l’absence du dialogue dans la relation enfants et parents peut conduire à la rupture. « Une fois l’enfant dans la rue, il est très difficile de restaurer le lien », a-t-il martelé. Ulrick Mahoungou a, quant à lui, édifié le public sur le dispositif d’alerte, notamment les démarches à mettre en œuvre pour aider un enfant en difficulté et les acteurs à contacter. Cette campagne de vulgarisation lancée depuis le début du mois de novembre se poursuit jusqu’à la fin du mois de décembre auprès des chefs de quartiers et les leaders religieux dans les sièges d’arrondissement, a fait savoir Régis Samba chargé à l’information du Samusocial.

Charlem Léa Itoua

Légendes et crédits photo : 

Une vue des conférenciers /Adiac

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