Emploi : le gouvernement ordonne aux entreprises de donner la priorité aux CongolaisVendredi 29 Mai 2026 - 22:48 Dans une note circulaire publiée le 28 mai, le ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat et de la Formation qualifiante, Rodrigue Charles Malanda-Samba, rappelle aux entreprises publiques et privées leur obligation légale de privilégier la main-d’œuvre locale.
Cette carence devra être systématiquement constatée et validée par l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE). Comme le souligne la circulaire, « les emplois pour lesquels il existe des compétences congolaises disponibles doivent être pourvus prioritairement par des travailleurs de nationalité congolaise ». Une mise en conformité, non une fermeture Pour le directeur général de l’ACPE, Jean Pinda Niangoula, qui a présenté la circulaire au cours d’un point de presse, cette directive ne constitue pas une fermeture du marché du travail aux étrangers, mais un rappel à l'ordre nécessaire. «Lorsqu’un poste peut être occupé par un Congolais, ce poste doit d’abord lui être proposé. Le recours à un travailleur étranger doit être justifié par l’absence ou l’insuffisance des compétences nationales disponibles », a-t-il expliqué. Les autorités précisent que cette note s’appuie sur un cadre juridique déjà existant, notamment le Code du travail congolais de 1975 modifié, la loi portant création de l’ACPE ainsi que la Convention 143 de l’Organisation internationale du travail, ratifiée par le Congo en 2023, qui autorise les États à réguler l’accès à l’emploi. Le gouvernement, qui fait face à une demande croissante d’intégration des nationaux sur le marché du travail, entend ainsi booster l’employabilité des Congolais. Il rappelle que cette circulaire est d’application immédiate et les entreprises contrevenantes s’exposent désormais à des sanctions, conformément aux dispositions légales en vigueur. Rude Ngoma Légendes et crédits photo :Le logo de l'ACPE/ DR Notification:Non |


Le rappel du gouvernement est adressé aux entreprises de tout genre, aux sociétés de sous-traitance, aux prestataires de services et aux agences de travail temporaire. Désormais, le recrutement, le maintien ou le renouvellement de contrat d’un travailleur étranger ne seront autorisés qu’à une condition stricte : la preuve formelle de l’absence ou de l’insuffisance de compétences nationales équivalentes.








