Forêt : structurer les filières artisanales pour booster les métiers du bois

Samedi 28 Novembre 2020 - 16:00

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Afin de promouvoir la deuxième et la troisième transformation de bois et rendre compétitive l’industrie congolaise, le législatif devrait au préalable structurer les filières artisanales, équiper les acteurs du secteur, les former et mettre à leur disposition les ressources de qualité.

Telle est l’une des propositions issues de la restitution d’une étude réalisée par le cabinet français FMR ingénierie, via le projet d’appui au climat des investissements et à la gouvernance sectorielle forêt-bois.

Outre la structuration des filières artisanales, les réformes proposées portent également sur la mise en place d’un cadre réglementaire et fiscal incitatif, l’amélioration de l’action des outils de production et des infrastructures logistiques, leur diversité et leur connectivité. La facilitation de l’accès au financement des entreprises industrielles, des artisans, des très petites et moyennes entreprises font également partie des propositions de réformes.

« Nous avons commandé cette étude pour recevoir des propositions, mesures et réformes institutionnelles et légales permettant de booster la deuxième et la troisième transformation du bois. Pour qu’il y ait transformation totale du bois, il faut que les métiers soient développés », a indiqué Ebina Paulette, directrice de la valorisation des ressources forestières, lors de la restitution de cette étude.

Avec 18 millions d'hectares de forêts denses humides, 1,5 million d’hectares en concessions forestières et 10 millions d’hectares en production, le Congo représente près de 22% des forêts productives du Bassin du Congo et constitue donc un facteur régional majeur.

La politique nationale de valorisation des ressources forestières est fondée sur la gestion durable des écosystèmes forestiers et l’essor du tissu industriel, notamment à travers la disposition légale qui fait obligation aux concessionnaires de transformer localement 85% de leur production de grumes.

Malheureusement, la situation actuelle est caractérisée par une contreperformance industrielle. D’où la sollicitation du gouvernement congolais d’une étude pour la proposition de réformes et mesures en vue de promouvoir la 2e et 3e transformation du bois.

Lopelle Mboussa Gassia

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