Genre : des femmes exposées à toutes formes de violences

Mardi 24 Novembre 2020 - 17:53

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Le gouvernement congolais a invité, le 24 novembre, tous les acteurs du développement à renforcer leurs actions en matière de lutte contre les violences faites aux femmes en cette période de la pandémie du coronavirus.

Les violences faites à l’égard des femmes ont été révélées dans une étude réalisée à Brazzaville en 2015 sur les violences basées sur le genre, explique le message du gouvernement lu par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo.

L’étude a révélé que sur 782 femmes enquêtées dont l’âge varie entre 15 et 59 ans, 62% d’entre elles ont déclaré avoir au moins une fois subi de violences, notamment psychologiques 89,3%, sexuelles 31,6%, physiques 26,7%, économiques 4,8%.

Le message a été délivré en prélude à la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes commémorée le 25 novembre par l'humanité sur le thème « Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez ». Au Congo, cette journée a été célébrée sur les thèmes : « Les conséquences des violences basées sur le genre dans le contexte du Covid-19 et au-delà » ainsi que « Comment riposter à la pandémie à coronavirus Covid-19 ».  

D’après le gouvernement, la violence à l’égard des femmes est répandue et demeure une menace majeure pour la santé publique mondiale ainsi que la santé des femmes en temps normal qu’en temps d’urgence. Elle peut entraîner des conséquences néfastes, à savoir les traumatismes et des problèmes graves de santé physique, mentale, sexuelle et reproductive telles que les infections sexuellement transmissibles, le VIH et les grossesses non désirées.   

Il a assuré son adhésion à la vision de l’ONU-Femmes qui consiste à mettre en œuvre une réponse rapide et ciblée visant à atténuer et à lutter contre la violence basée sur le genre y compris la violence domestique. Cette vision est axée sur la prévention et la sensibilisation, le soutien aux évaluations rapides, l’accès aux services essentiels, les lignes d’assistance et les refuges, la violence à l’égard des femmes dans l’espace public ainsi que le soutien aux groupes de femmes.        

Face à cette situation de violence, le gouvernement entend renforcer l’arsenal juridique existant à travers l’adoption de la loi sur les violences faites aux femmes et de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, intensifier les campagnes de sensibilisation aux violences de toutes formes en impliquant les garçons et les hommes. De même, il compte renforcer les mécanismes d’accompagnement des survivants des violences faites aux femmes et créer des structures de prise en charge des victimes.

A cet effet, tous les acteurs du développement ainsi que les organisations internationales sont appelés à organiser des activités pour sensibiliser l’opinion à la violence faite aux femmes, éveiller les consciences sur le phénomène, faire le bilan des actions menées en vue de sa prévention et son éradication ainsi que de réfléchir sur les solutions collectives.  

Rappelons que la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été instituée par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution du 17 décembre 1999.

 Elle est célébrée en mémoire des trois sœurs Mirabal (Patricia, Minerva et Maria Théresa, toutes militantes dominicaines brutalement assassinées en 1960 par le pouvoir de l’époque pour leur militantisme en faveur des droits des femmes.     

 

   

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Léon Juste Ibombo donne lecture du message (Adiac)

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