Gouvernance publique : l’ONU réaffirme sa disponibilité à accompagner le Congo

Mercredi 23 Septembre 2026 - 17:00

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimable

Le coordonnateur résident du système des Nations unies au Congo, Abdourahamane Diallo, a réaffirmé la disponibilité des Nations unies à accompagner le ministère du Contrôle d’État, de la Qualité des services publics et de la Lutte contre les antivaleurs dans la mise en œuvre de ses priorités.

 

Reçu par le ministre Léonard Noël Essongo, chargé de ce département,  le 22 septembre à Brazzaville, Abdourahamane Diallo a indiqué que cette rencontre, la première depuis la nomination du ministre, visait notamment à échanger sur les priorités du département et les modalités d’accompagnement du système des Nations unies. « C’était important de rencontrer le ministre, d’échanger avec lui sur les priorités de son département, lui indiquer aussi notre disponibilité à accompagner le ministère », a-t-il déclaré.

Selon le coordonnateur résident, le ministère occupe une place importante dans le dispositif gouvernemental en raison de son rôle transversal dans la gouvernance et la mise en œuvre de la feuille de route de développement du Congo. La coopération entre les Nations unies et le ministère devrait notamment s’inscrire dans le prochain cadre de coopération des Nations unies au Congo pour la période 2027-2031. Un pilier consacré à la gouvernance et à l’efficacité de l’administration publique devrait ainsi permettre de développer plusieurs interventions en lien direct avec les missions du ministère. Les deux parties devraient poursuivre leurs échanges afin de préciser les différents axes d’intervention. Parmi les principaux chantiers évoqués figure le cadre d’actions intégrées pour la gouvernance publique, accompagné par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Pour Abdourahamane Diallo, la mise en œuvre effective de cette plateforme passe par une meilleure coordination entre les différents acteurs publics concernés.

Le système des Nations unies entend ainsi faciliter les liens entre le ministère et les différents intervenants. La lutte contre la drogue et la criminalité constitue également un axe de coopération avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc). L’agence, qui ne dispose pas d’une présence résidente au Congo et intervient notamment à partir du Sénégal, pourrait voir son accompagnement renforcé dans le cadre du prochain cycle de coopération. Le coordonnateur résident a également évoqué la nécessité de mobiliser d’autres entités du système des Nations unies, notamment dans les domaines de l’éducation civique, de la formation et de la prévention.

Pour Abdourahamane Diallo, la gouvernance publique doit avant tout permettre de garantir une utilisation transparente et efficace des ressources mobilisées en faveur du développement. « La gouvernance, c’est s’assurer de tout, d’ailleurs le ministre l’a dit, l’obligation de résultats, l’obligation à la transparence, pour que le moindre franc CFA investi soit utilisé dans la transparence et atteigne les populations. », a-t-il souligné. La digitalisation de l’administration figure également parmi les leviers susceptibles de renforcer cette gouvernance et les mécanismes de suivi. Le système des Nations unies souhaite, par ailleurs, renforcer les mécanismes de redevabilité à travers les revues annuelles organisées avec le gouvernement.

Ces exercices permettent d’évaluer les actions réalisées, l’utilisation des ressources, les populations effectivement touchées et les éventuelles insuffisances. « C’est ça, changer le quotidien. C’est parfois un peu abstrait, c’est lointain, mais c’est la somme de ces exercices, c’est cette discipline que nous appliquons tous les uns et les autres, cet engagement commun qui, à la fin, va atteindre les populations. », a-t-il conclu.

 

 

Durly Emilia Gankama

Légendes et crédits photo : 

Les deux parties en pourparlers

Notification: 

Non