Opinion

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Kiébé-Kiébé

Mardi 3 Septembre 2013 - 9:15

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L’exposition que le Musée-Galerie du Bassin du Congo prépare au Brésil, à Salvador de Bahia très exactement, s’annonce, avant même d’ouvrir ses portes, comme l’un des grands moments de notre Histoire. Née de la volonté des plus hautes autorités de la République de faire connaître au monde extérieur la richesse de notre culture, de nos coutumes, de nos arts traditionnels, elle a été favorisée par la mobilisation, sur l’autre rive de l’Atlantique, du Musée afro-brésilien de l’Université fédérale qui s’élève au cœur de la grande cité où accostèrent longtemps, très longtemps, trop longtemps, les navires de la traite négrière. Elle crée ainsi un nouveau pont entre deux pays, deux nations, deux peuples qui coopèrent déjà très activement dans le domaine économique.

Rendons à César ce qui est à César : l’exposition kiébé-kiébé que nous préparons à Salvador de Bahia résulte directement de l’attention que le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, porte à tout ce qui permet de relier le présent au passé. Elle n’est, en réalité, que la première étape d’une aventure qui s’étendra sur plusieurs décennies et qui englobera, les unes après les autres, toutes les régions de notre pays où se perpétuent des coutumes, des danses, des initiations venues du fond des âges. Elle s’inscrit de ce fait dans le grand mouvement qui tend à faire du Congo l’un des centres culturels du continent africain.

Disons aussi que rien de tout ceci n’aurait été possible si, depuis des années, nos équipes n’avaient pas sillonné le territoire national afin de sauver les objets que la modernité menaçait, n’avaient pas réuni dans le même temps autour d’elles des chercheurs et des experts capables de les décrypter, n’avaient pas su organiser l’espace exceptionnel que constitue aujourd’hui le Musée-Galerie du Bassin du Congo, au centre de Brazzaville. Comme toujours, ce sont des femmes et des hommes de talent qui ont mené à bien la mission que nous leur avions confiée et qui, aujourd’hui même, se trouvent sur le terrain, à Salvador de Bahia, pour finaliser l’exposition kiébé-kiébé avec les experts brésiliens. Il n’est que juste de leur rendre ici l’hommage que les uns comme les autres méritent.

À ceux, enfin, qui se demandent pourquoi le Congo déploie une telle énergie pour faire mieux connaître sa culture, nous rappellerons simplement notre conviction, partagée en haut lieu, que le futur ne sera fécond pour notre peuple que si nous savons conjuguer dans l’immédiat le passé et le présent.

Les Dépêches de Brazzaville

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