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Langue russe

Samedi 1 Octobre 2022 - 17:11

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Dans l’étincelante ville américaine de New York, les messages prononcés par les chefs d’Etat, de gouvernement et leurs représentants, à l’occasion de la 77e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), ne pouvaient passer sous silence l’actualité de l’heure, le conflit russo-ukrainien. De nombreux orateurs ont, à cet effet, rappelé que les relations internationales sont entrées dans une phase critique et le monde exposé aux pires incertitudes.

Pays épris de diplomatie, les multiples initiatives de ses plus hautes autorités le montrent si bien, le Congo a associé sa voix à celles des autres nations arcboutées aux idéaux de paix qui présidèrent à la création de l’ONU après la dévastatrice Seconde Guerre mondiale en 1945. Comme toutes les guerres, celle dont il est question fauche des vies innocentes, ronge les espoirs et désarticule les économies. Elle crée le désarroi.

C’est pour parler directement aux belligérants que du haut de la tribune des Nations unies, le représentant du Congo a prononcé des mots en langue russe, langue partagée évidemment par les Russes et les Ukrainiens. La sortie du ministre congolais des Affaires étrangères a dû surprendre plus d’un observateur, mais elle a été une belle façon de rendre hommage à la ville hôte de l’organisation internationale, haut lieu de l’expression démocratique et de la liberté de parole.

« Trop de sang a coulé, trop de sang sacré de vos tendres enfants a coulé ! Il est temps d’arrêter ces destructions massives, il est temps d’arrêter cette guerre. Le monde entier vous regarde. Le temps est venu de vous battre pour la vie, de la même manière que, ensemble, vous vous êtes battus avec bravoure et abnégation contre les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale ». Cet extrait poignant de l’allocution en langue russe du chef de la diplomatie congolaise devrait inciter d’autres chancelleries à travers le monde à prôner la fin de cette coûteuse guerre qui ravage l’est de l’Europe.

Au-delà des apparences, Kiev et Moscou sont à bout. L’aide inestimable qu’il faut leur apporter est de les convier à la table de négociations.

Les Dépêches de Brazzaville

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