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Jeudi 23 Septembre 2021 - 20:23

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Les tensions qui opposent les grandes puissances et qui dressent les uns contre des pays jusqu’ici alliés comme la France et les Etats-Unis ont ceci de positif qu’elles donnent aux nations du Tiers-Monde en général et tout particulièrement à celles de l’immense Bassin du Congo où nous vivons l’occasion de faire beaucoup mieux valoir la place qu’elles occupent ou occuperont prochainement dans la sphère mondiale. Une prise en considération par les puissants de la planète qui se traduira à coup sûr et à brève échéance par une coopération, une aide multiforme, un afflux de capitaux qui accélèreront notre longue marche vers le développement durable.

Dans ce contexte très particulier, la tentation est forte, en bonne logique et pour chacun des pays de l’Afrique centrale dont nous occupons le cœur avec notre sœur la République démocratique du Congo, de faire valoir seul ses atouts afin de tirer de grands avantages de la nouvelle coopération qui se dessine avec les « Grands » de ce monde. Mais si l’on réfléchit bien, cette forme de nationalisme plus ou moins égoïste aurait finalement plus d’inconvénients que d’avantages pour les Etats tentés de s’y enfermer car les pays riches joueront résolument, eux, la carte du marché sous-régional qui est beaucoup plus attrayant en raison de son ampleur géographique et humain.

Plus que jamais, en réalité, doit s’imposer aux Etats de cette partie de l’Afrique qui est potentiellement la plus riche du continent en raison des ressources naturelles qu’elle détient, plus que jamais donc la politique de l’intégration économique doit figurer en tête des priorités de ce temps. Dès lors que les pays de la CEEAC – la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale que préside aujourd’hui Denis Sassou N’Guesso – s’organisent pour parler d’une seule et même voix avec les « Grands », ils susciteront un intérêt, une compétition pacifique dont ils tireront à brève échéance de très grands bénéfices.

Comment, en effet, les gouvernants de la Chine, des Etats-Unis, de l’Inde, de la Russie, de l’Union européenne pourraient-ils ne pas chercher à tirer profit d’une communauté, d’un marché aussi vaste, aussi dynamique, aussi potentiellement riche que celui de l’Afrique centrale, Grands Lacs et partie sud du golfe de Guinée compris ? La place qu’y occupe déjà la Chine est là pour apporter la preuve que le jeu, comme on dit, en vaut la chandelle. Prenons donc conscience que dans cette affaire, nous n’avons rien à perdre et avons tout à gagner à nous entendre avec nos voisins, avec nos frères.

 

 

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