Journée internationale des droits des femmes : la CNDH soutient la mise en œuvre des politiques publiques liées au genre

Vendredi 6 Mars 2026 - 9:15

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A l’occasion de la célébration le 8 mars de chaque année de la Journée internationale des droits des femmes, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) que préside Casimir Ndomba a appelé, à travers un communiqué de presse, les pouvoirs publics à renforcer l’application effective des lois garantissant l’égalité et la protection des femmes contre toute forme de discrimination et de violence.

La Journée internationale des droits des femmes sera célébrée cette année sur le thème « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles ». S’appuyant sur ce thème choisi par les Nations unies, la CNDH l'a mis à profit pour encourager la mise en œuvre des politiques publiques sensibles au genre, notamment dans les domaines de l’emploi, de l’entrepreneuriat féminin et de la participation politique ; inviter les acteurs judiciaires et les forces de sécurité à assurer une prise en charge diligente, professionnelle et respectueuse des victimes de violence ; exhorter les communautés et les organisations de la société civile à poursuivre les actions de sensibilisation en faveur des droits des femmes et des filles; et, enfin réaffirmer son engagement à recevoir, instruire et assurer le suivi de toute plainte relative aux violations des droits des femmes et des filles.

La CNDH, indique le communiqué de presse, réitère sa disponibilité à collaborer avec l’ensemble des partenaires nationaux et internationaux afin de promouvoir une société congolaise plus juste, inclusive et respectueuse de la dignité des femmes et des filles. Par ailleurs, renchérit le document,  ce 8 mars 2026, la CNDH invite chaque citoyenne et chaque citoyen à faire des droits des femmes une réalité quotidienne, au-delà de la célébration, afin que l’égalité ne demeure pas un idéal, mais devienne une pratique concrète et durable.   

En ce jour anniversaire, poursuit  le communiqué de presse, la CNDH rappelle que le respect effectif des droits des femmes constitue une exigence fondamentale de l’Etat de droit ainsi qu’un pilier essentiel de la démocratie, de la paix sociale et du développement.  En outre, poursuit le texte, la CNDH salue les progrès réalisés par le Congo en matière de participation des femmes à la vie publique, d’accès à l’éducation et aux services de santé, ainsi que les efforts entrepris pour renforcer le cadre juridique de lutte contre les violences ayant pour base le genre, notamment à travers la loi Mouebara du 4 mai 2022 portant lutte contre les violences faites aux femmes en République du Congo.

Toutefois, conclut le communiqué de presse, la CNDH constate la persistance de quelques phénomènes liés aux violences sexuelles, physiques, psychologiques et économiques qui continuent d’affecter de nombreuses femmes et filles. Elle relève également l’existence de discriminations liées au statut de certaines femmes autochtones, les femmes vivant avec handicap et celles vivant avec le VIH/sida.  

 

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

Une vue des membres du bureau de la Commission nationale des droits de l’homme / Adiac

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